Fourny Marie-Christine

Photo de Fourny Marie-Christine

Enseignant-Chercheur, Professeur

Email : marie-christine.fourny@ujf-grenoble.fr

Structure(s) de rattachement

Institutional membership
  • Pacte
  • UJF

Domaines de recherche

Research fields

 

  • Identités territoriales
  • Territorialités/territorialités et mobilités/territorialités résidentielles en montagne
  • Processus de construction de territoires
  • Temporalités et aménagement
  • périurbain/mobilités et territorialités dans les espaces péri-urbains
  • Frontières/représentations des frontières ouvertes/coopérations transfrontalières/frontières et montagne
  • Prospective

Enseignements

Teaching

L1 : PEP

L2 : politiques d'aménagement du territoire

L3 : projet territorial, stage

M1 IDT : UE identité, communication et médiation

M2 IDT : UE métropolisation (MED)

M2 IDT : UE prospective et territoire

M1 ITER : métropolisation et territorialités émergentes

Responsabilités (universitaires, scientifiques, éditoriales et administratives)

Academic and scientific responsabilities

Responsabilités administratives et scientifiques 

  • Membre du conseil d'adminsitration de l’UJF
  • Membre de la commission « Egaité professionnelle hommes-femmes de l'UJF »

Direction de thèses 

  • Ait Abderrahman Moulay Hassan, De la vallée comme unité géographique à la vallée comme figure de l'aménagement
  • Aublet Benoît, Medias, crises et conséquences aménagistes
  • Drevon Guillaume

 

Responsabilités éditoriales

  • Co-directrice de publication de la  Revue de géographie Alpine/Journal of alpine research
  • Membre du comité de rédaction de la revue Territoires en mouvement

Programmes et contrats en cours

Currents projects
  • 2011- 2015 : Programme INTERREG Espace Alpin. « Moreco  » , MObility and REsidential COst. Ce programme international est conduit par le Land de Salzbourg. En France, deux partenaires : la région Rhône-Alpes et le laboratoire PACTE. L'équipe Pacte est constituée de Marie-Christine Fourny et Grégoire Feyt (responsables), Sylvie Duvillard, Kirsten Koop, et Magali Talandier. Pacte est chargé plus particulièrement de l'analyse de la mobilité dans différents sites du sillon alpin, de la réflexion méthodologique sur l'expérimentation d'outils de coûts, de l'analyse de la gouvernance mobilité/projets urbains sur les sites du sillon alpin.

http://www.moreco-project.eu

 

  • 2010-2014. Programme ANR Espaces et Sociétés 2010. De l’habitabilité à la territorialité (et retour) : à propos de périurbanités, d’individus et de collectifs en interaction. Direction Martin Vanier, Marie-Christine Fourny, Romain Lajarge

La recherche se positionne en regard d’un contexte de « crise de l’habitabilité des territoires», aux ressorts autant économiques, qu’environnementaux et politiques.

Elle ne s’attache pas cependant aux différentes formes de cette crise mais à son expression cognitive et pratique, considérant que l’intelligence de la fabrique territoriale ne produit pas son intelligibilité. S’il y a crise c’est aussi et parce qu’il a une crise de l’intelligibilité et du savoir, c’est-à-dire des mots, des concepts, des figures et des représentations de l’habitabilité des territoires.

Nous faisons alors des espaces dits « périurbains»  des objets heuristiques de la recherche, car emblématiques d’une « mal-habitabilité », « énigmes spatiales et scientifiques », car non acceptés, non reconnus et non conceptualisés dans leurs figures ou dans leurs modes de production.

Publications

Publications sur HAL

 

 

Synthèse rapport de recherche pour l'Observatoire des Politiques culturelles : agenda, politiques culturelles et sillon alpin

 

 

Communications

Conference papers

-> publication à paraître

 

Communication pour le colloque « Fonder les sciences du territoire », 23-25 novembre 2011, Paris

L’identité territoriale serait-elle (vraiment) soluble dans la mobilité ? Des pratiques individuelles de mobilités à la fabrication  et la territorialisation de solidarités collectives :  Positions critiques, propositions théoriques et problématiques.

Auteurs : collectif Terrhab-mobile. Ce collectif est constitué autour d’un des axes du programme de recherche ANR espaces et sociétés 2011-2015 « De l’habitabilité à la territorialité (et retour) : à propos de périurbanités, d’individus et de collectifs en interaction » dirigé par Martin Vaniet

Il comprend (par ordre alphabétique) : BAILLEUL Hélène, MCF, Rennes, CAILLY Laurent, MCF, CITERES, BRES Antoine, PAST, Géocités, Paris 1, CHARDONNEL Sonia, CR CNRS, PACTE, DODIER Rodolphe, PR, Aix en Provence, FIEDEL Benoît, Chercheur associé, CITERE,, FOURNY Marie-Christine, Pr, UMR PACTE, IGA-UJF – Grenoble 1, JOURDAN Gabriel, urbaniste, PACTE, LOUARGANT Sophie, MCF, PACTE, UPMF – Grenoble 2


 Communication acceptée pour le colloque de l'ASRDLF, Belfort, juillet 2012.

La proximité, une ressource territoriale de la mobilité péri-urbaine

Auteurs : Marie-Christine Fourny, UMR PACTE, Université Joseph-Fourier, -Grenoble1 ; Cailly Laurent , UMR CITERES, université de Tours, Rodolphe Dodier Aix-Marseille Université ; CNRS, UMR Telemme

 Objectif : comprendre les inter-relations entre les spatialités de l’ancrage territorial et de la mobilité, en examinant la mobilisation des relations de proximité dans l’organisation des mobilités, en milieu péri-urbain.

Position et originalité du sujet. Dans un cadre général de réflexion sur la nature et la construction territoriale des espaces péri-urbains, nous nous donnons pour objet la spatialité, communément utilisée pour les caractériser voire les spécifier. La spatialité est ici considérée dans une acception socio-spatiale  et non pas seulement morphologique, et définie en tant que « manière d'organiser et signifier les relations sociales, les identités et les altérités par la médiation de l'espace » (en référence notamment à Chivallon (1999), Raffestin (1997), Stock, (2004)).

L’organisation de la proximité et de la distance sociales par l’espace constitue un des critères couramment utilisés pour discriminer les spatialités aréolaires caractérisant le territoire et les spatialités topologiques et réticulaires liées à la mobilité. Les relations médiatisées par les technologies de communication ou par la vitesse ont fait apparaître de nouvelles figures de la proximité pour lesquelles, le temps pour une part, et les systèmes électifs (entre soi) d’autre part, l’emportent sur l’espace. Ce sont là des éléments bien connus et largement débattus, qui ont conduit à déqualifier la proximité, et notamment la proximité non intentionnelle et aléatoire, comme facteur producteur de relations sociales. Les interprétations sociales en sont variées, de l’individualisme et de la modernité métropolitaine (Dubois-Taine & Chalas 1998 ; Lévy, 2004) à l’anomie sociale, voire la fermeture  en diverses formes d’ « entre-soi » (Charmes, 2005, 2011 ; Jaillet, 2004)

A l’inverse, des politiques publiques territorialisées ont continué à s’appuyer sur d’autres modèles de rapport distance/relations sociales, et ont postulé l’existence d’effets de proximité (par la mixité par exemple) non sans reproduire ou utiliser un mythe pourtant dénoncé de longue date (cf Chamboredon & Lemaire, 1970).

Nous nous proposons dans cette communication de retravailler l’analyse de ce rapport distance sociale/distance spatiale dans le cadre d’une approche pragmatiste de l’organisation des mobilités individuelles dans le péri-urbain. En nous intéressant à la manière dont les habitants, en l’absence d’alternative publique de transports, trouvent des solutions, des « arrangements » qui renvoient aux « arts de faire » de De Certeau, nous faisons notamment l’hypothèse que la mobilité sollicite des relations de voisinage. Elle valorise la proximité, voire même peut être amenée à produire de telles interactions, compte tenu de ces enjeux. Les sollicitations portent sur la gestion des aleas  ou la diminution des coûts, mais l’utilitarisme accompagne également la transformation des valeurs de la mobilité. Les  injonctions morales de la durabilité peuvent conduire à rechercher des représentations de soi positives, à travers des formes collectives de mobilité. Par ailleurs, et de manière réciproque, le partage de la mobilité produit des relations inscrites dans la proximité. On ne mobilise pas là une mesure physique de la distance mais, dans le cadre d’une approche de l’individu dans ses actes et dans ses interactions sociales (Lussault, 2003), le rôle ou même l’instrumentalisation de la contiguïté par les individus mobiles, ainsi que les stratégies ou les désirs qui en transforment la valeur et lui donnent une valeur sociale.

Ces mouvements nous conduisent à discuter, pour une part du statut de la proximité comme « ressource territoriale » péri-urbaine, et d’autre part de l’émergence d’un nouveau régime de proximité spatiale/distance sociale dans lequel la contiguïté spatiale du social s’avère un outil de la connexité.