Simon Varaine commence une thèse sur la radicalisation et les idéologies politiques

IMG_6043bisSimon Varaine commence une thèse sur la radicalisation et les idéologies politiques, mêlant science politique et psychologie sociale.

« J’ai effectué mon parcours universitaire à l’Institut d’Etudes Politiques de Grenoble, ainsi qu’une année de philosophie à l’Université Grenoble Alpes. Au cours de mon premier cycle, j’ai développé un goût pour la thématique des croyances politiques liées au temps. Ma première expérience de recherche , encadrée par Elsa Guillalot , visait à comprendre en quoi le rapport au temps dont témoigne la musique « ambient » (parfois surnommée « musak » ou « musique d’ascenseur ») entre en conflit avec certaines normes temporelles contemporaines.

Lors de mon master, les enseignants du « label recherche » de l’IEP – notamment Raul Magni-Berton  et Claire Dupuy  -, ainsi que les rencontres lors de ma mobilité à l’Université de Montréal, m’ont insufflé l’envie et offert les moyens d’appliquer une démarche explicative à cette même thématique du temps. Dans cette optique, mon mémoire de master , dirigé par Raul Magni-Berton , ré-investit la théorie psychologique de la frustration relative pour expliquer le succès différentiel d’idées radicales réactionnaires – prônant un retour au passé – et révolutionnaires – prônant une rupture avec le passé – en France, de 1882 à 1980.

C’est cette approche que je souhaite appliquer sur différents terrains historiques et géographiques dans le cadre de ma thèse sur les idéologies radicales, pour lequel j’ai obtenu un financement de la Communauté Université Grenoble Alpes. Je suis heureux de rejoindre l’équipe « Gouvernances » de Pacte pour ce doctorat mêlant science politique et psychologie sociale, sous la direction de Raul Magni-Berton (Pacte) et Laurent Bègue  (Maison des Sciences de l’Homme).

Parmi les autres thèmes que je souhaiterais développer à l’avenir – et dont je serais ravi de discuter : l’épistémologie des sciences sociales, la couverture médiatique de la violence, et la philosophie politique. Je suis très enthousiaste à l’idée de m’impliquer dans la vie du laboratoire – je participerai cette année à l’organisation du séminaire CHOCOLAT – et dans des actions de communication scientifique.

Par ailleurs, je suis musicien et m’investis au sein de la jeune compagnie de danse-musique TOPI . »