Bartlomiej Barcik soutient sa thèse

Bartlomiej Barcik soutient sa thèse

Thèse dirigée par Ewa Bogalska-Martin (Pacte)

 

Sujet de thèse : La politique de la lutte contre les discriminations à l’épreuve de l’action publique au niveau national (France/Pologne) et local (Grenoble/Cracovie). Entre la subjectivité et l’objectivation des expériences discriminatoires.

 

Composition du jury :

Ewa Bogalska-Martin (directrice de thèse) Professeure, Université Grenoble Alpes
Patrick Bruneteaux (rapporteur) Maître de conférences HDR, Université Paris I Sorbonne
Elsa Guillalot (examinatrice) Maîtresse de conférences, Université Grenoble Alpes

Alain Faure (examinateur) HDR, Université Grenoble Alpes

Antigone Mouchtouris (rapporteuse) Professeure, Université de Lorraine
Monika Wator (examinatrice) Maîtresse de conférences, Université Clermont Auvergne

 

Résumé :

Cette thèse s’attache à réponde à la question suivante : pourquoi la lutte contre les discriminations, une catégorie d’action qui s’est imposée sur l’agenda politique avec une forte impulsion de l’Union Européenne à la fin des années 1990, devient un objet politique indicible et inopérant. En partant de présupposé que la gravité de discriminations résulte du fait qu’elles constituent une mise à l’épreuve de l’idéal d’égalité des sociétés démocratiques, l’auteur mobilise la sociologie de l’action publique et la perspective de la sociologie de l’expérience pour analyser les usages politiques de dispositifs de la lutte contre les discriminations par les personnes qui se considèrent victimes.

L’hypothèse centrale de la thèse porte sur l’incertitude comme facteur majeur qui structure l’expérience de discrimination, aussi bien sur le plan individuel que sur le plan public, relatif à son traitement. L’hypothèse secondaire ouvre une réflexion sur la fragmentation du champ de lutte contre les discriminations, phénomène qui, selon l’auteur, ne permet pas de réduire l’incertitude qui traverse des expériences des personnes discriminées et des acteurs engagés dans cette lutte. Le sens porté par les différents acteurs ainsi que les nombreuses ruptures qui marquent l’action publique en la matière font que la discrimination reste un objet floue, voire indicible.

La vérification de la validité heuristique de ces hypothèses implique deux niveaux d’analyses conduites dans la thèse. Dans le premier temps l’analyse porte sur la genèse européenne de la LCD impulsée par le Traité d’Amsterdam du 1997 puis elle s’oriente vers la compréhension des offres publiques (lois, dispositifs) et la structuration du champ de la lutte contre les discriminations en France et en Pologne. Pour mieux saisir comment au niveau local, les acteurs institutionnels et associatifs s’emparent de la problématique de l’égalité de traitement, l’analyse porte sur les dispositifs mis en place à Grenoble et à Cracovie. La deuxième dimension traitée est de comprendre les formes d’expérience des discriminations et les usages de dispositifs de la lutte contre les discriminations par les personnes qui se disent les victimes de l’inégalité de traitement. Le croisement de ces deux perspectives conduit à interroger la nature de relations qui se tissent entre les personnes qui ont vécu les discriminations et l’offre publique à qui leur a été adressée au niveau local ou national.



Chercheur.e.s impliqué.e.s : 

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Bartlomiej Barcik
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