Calvin Minfegue soutient sa thèse

Calvin Minfegue soutient sa thèse

Thèse dirigée par Anne-Laure​ Amilhat Szary (Université de Grenoble Alpes) et Claude-Ernest Kiamba (Université Catholique d’Afrique centrale) 

 

Sujet de thèse : Espaces (trans) frontaliers, territorialités et conflictualités en Afrique centrale. Cas des bassins frontaliers Est et Sud du Cameroun 

 

Composition du jury :

M. Claude Abé, Professeur, Sociologue, Université Catholique d’Afrique Centrale

Mme Anne-Laure Amilhat Szary, Professeure, Géographe, Université de Grenoble-Alpes

M. Frédéric Giraut, Professeur, Géographe, Université de Genève

M. Claude-Ernest Kiamba, Professeur, Politologue, Université Catholique d’Afrique Centrale

M. Géraud Magrin, Professeur, Géographe, Université Paris 1

Mme Marie Morelle, Maitresse de Conférences, HDR, Géographe, Université Paris 1

M. Gabriel Ndinga, Professeur, Philosophe, Université Catholique d’Afrique Centrale

M. Janvier Onana, Professeur, Politologue, Université de N’Gaoundéré

 

Résumé :

Cette thèse fait l’hypothèse que la conflictualité repérable dans certaines marges territoriales du Cameroun est (aussi) façonnée par des divergences dans l’expression des territorialités dans ces espaces. Les territorialités, comprises dans leur acception sociogéographique inspirée de Claude Raffestin, renvoient aux représentations, discours ambiants (officiels et locaux) et pratiques qui médiatisent les rapports des acteurs aux espaces. Cette conception de la territorialité converge avec des travaux sociologiques et géographiques s’orientant respectivement vers une attention renouvelée pour la banalité et un intérêt pour une « géographie par le bas ». Ce sont ainsi des formes plurielles de conflictualité qui se laissent découvrir avec leurs ancrages socio-historiques, leurs mouvements et historicités propres et leur connexion aux dynamiques régionales, voire globales. L’étude de la conflictualité dans les zones frontalières, par une entrée privilégiant la territorialité, permet également de présenter toute la complexité de la frontière en contexte camerounais dans la variété de ses formes, dans la labilité de ses fonctions et la plasticité de ses localisation et situation. Deux terrains frontaliers camerounais rendent possibles une telle analyse à savoir Kye-Ossi dans la région du Sud et Garoua-Boulaï dans la région de l’Est. Ils s’insèrent dans des espaces transfrontaliers recouvrant des portions de territoire en conflit (La RCA) et des territoires où des formes singulières d’insécurité autrefois latentes et/ou absentes semblent désormais présentes (Guinée-équatoriale).

 

Mots-clés : Cameroun – Conflictualité – Espace transfrontalier – Frontière – Garoua-Boulaï - Kye-Ossi - Migrants – Réfugiés – Territorialité. 



Chercheur.e.s impliqué.e.s : 

Contact : 
Calvin Minfegue
Ouvert à tous