Deux membres de Pacte remportent le Prix de Thèse UGA 2020

Deux membres de Pacte remportent le Prix de Thèse UGA 2020

Le Prix de thèse 2020 de l’ Université Grenoble Alpes a récompensé huit docteurs ayant soutenu leur doctorat durant l’année civile 2019.  L’objectif était de distinguer des jeunes diplomés dont le travail de thèse est jugé d’une qualité exceptionnelle selon les critères d’excellence propres à chaque champ disciplinaire représenté dans les Ecoles Doctorales. 

Cette année et pour la première fois, deux anciennes doctorantes du laboratoire Pacte ont porté ses couleurs dans ce concours, et on toutes les deux décroché un prix : Léa Renard et Clémence Lehec se sont ainsi respectivements illustrées à la 6ème et 4ème place du Prix de thèse. 

 

Léa Renard est post-doctorante à la Freie Universität de Berlin, chercheuse associée au Centre Marc Bloch de Berlin et au laboratoire PACTE. Ses recherches portent sur la socio-histoire de la statistique, notamment concernant la migration et le monde du travail. Elle participe actuellement à un projet de recherche collectif sur la catégorie de travail forcé telle qu’elle a été forgée par l’Organisation internationale du travail et ses évolutions historiques depuis l’Entre-Deux-Guerres. Elle a soutenu en 2019 une thèse de science politique et sociologie en cotutelle entre l’Université Grenoble Alpes et l’Université de Potsdam intitulée « Socio-histoire de l’observation statistique de l’altérité : Principes de classification coloniale, nationale et migratoire en France et en Allemagne (1880-2010) » et encadrée par Martine Kaluszynski à Pacte et Theresa Wobbe à l’ Université de Potsdam. A l’intersection entre sociologie, science politique et histoire, la thèse interroge les catégories par lesquelles la statistique publique appréhende l’altérité des populations depuis le 19 e siècle, en les resituant dans leur contexte historique et politique.

 

Docteure en géographie et environnement de l’Université de Genève et de l’Université Grenoble Alpes, Clémence Lehec y est chercheure associée, membre du laboratoire PACTE, de l’équipe de recherche « Justice sociale » ainsi que du Performance Lab. Sa thèse de doctorat, soutenue en 2019 et encadrée par Anne-Laure Amilhat Szary à l’UGA-Pacte et Frédéric Giraut à l’Université de Genève, porte sur les graffitis dans les camps de réfugiés palestiniens de Cisjordanie et plus particulièrement dans la ville de Bethléem. L’originalité du rendu doctoral est d’être un rendu écrit ainsi qu’un film documentaire coréalisé avec Tamara Abu Laban, intitulé Les murs de Dheisheh. Le concept de frontière est un élément clef de son travail et elle porte une attention particulière à l’échelle du corps et à l’expérimentation. A travers une approche extradisciplinaire, ses recherches s’inscrivent dans la géopolitique féministe ainsi qu’à la croisée des border studies et de la géographie de l’art.



Chercheur.e.s impliqué.e.s : 

Ouvert à tous