La transplantation faciale : outil de réparation ou d’oppression ? Les réactions contrastées des associations de personnes défigurées à l’émergence des « greffes du visage » en France et au Royaume-Uni

La transplantation faciale : outil de réparation ou d’oppression ? Les réactions contrastées des associations de personnes défigurées à l’émergence des « greffes du visage » en France et au Royaume-Uni

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En France comme au Royaume-Uni, l’annonce du projet de transplantation faciale au début des années 2000 provoque la réaction d’associations de personnes concernées. Qu’il s’agisse des Gueules Cassées en France ou des membres de Changing Faces en Angleterre, tous ont en commun d’être porteurs de défiguration, c’est-à-dire de traits du visage, de couleurs ou de textures de peau qui s’écartent de l’ordinaire. Toutefois, très rapidement, une nette opposition apparaît entre les associations. D’un côté les anglais adoptent une posture de lanceurs d’alerte et dénoncent une atteinte à la cause des personnes à l’apparence « hors du commun », de l’autre les français se présentent en fervents défenseurs du progrès médical. Qu’est-ce qui se joue entre ces deux manières d’aborder la défiguration et ce qui est présenté à ce moment-là comme une révolution chirurgicale ? Nous proposons de répondre à cette question à l’appui d’une enquête au long cours (2010-2017) auprès des personnes concernées par la défiguration et la transplantation faciale, des professionnels de la chirurgie et des institutions en charge de réguler ces pratiques. Nous montrerons comment s’éclairent conjointement les trajectoires des associations et celles des personnes défigurées au sein des deux pays.

 



Chercheur.e.s impliqué.e.s : 

Contact : 
Solène Billaud
Cycle de séminaire : 
Ouvert à tous