Louis Bourgois soutient sa thèse

Louis Bourgois soutient sa thèse

Thèse dirigée par Philippe Warin 

 

Sujet de thèse : Résorber à bas-bruit - Ethnographie de l’action publique lyonnaise de résorption des squats et bidonvilles de migrants roumains précaires

 

Composition du jury : 

Emmanuel Matteudi, Professeur des universités, Institut d’Urbanisme et d’aménagement  Régional d’Aix-Marseille Université 

Renaud Payre, Professeur des universités, Sciences-Po Lyon  

Pascale Pichon, Professeure des universités, Université Jean Monnet, Saint-Étienne

Anne Revillard, Professeure associée, Sciences-Po Paris 

Tommaso Vitale, Professeur associé, Sciences-Po Paris 

Élise Roche, Maitresse de  conférences, INSA Lyon

 

Résumé :

Depuis le milieu des années 1990, Lyon comme les autres métropoles française a connu  une réapparition des squats et bidonvilles, majoritairement habités par des populations  européennes identifiées comme Rom. Cette thèse propose une analyse de l’action publique  locale développée sur le territoire métropolitain, sous l’angle de la sociologie de la gouvernance  urbaine et de l’instrumentation de l’action publique. 

 

Dans une première partie, la thèse revient sur le phénomène social (à partir notamment  du parcours de trois personnes présentes sur le territoire) et sa traduction en problème public,  en démontrant l’émergence progressive d’un objectif partagé de résorption. La deuxième partie met en lumière l’existence d’une action publique relativement  dense, organisée, à la gouvernance polycentrique impliquant un large ensemble d’acteur  locaux, publics et privés au sein du système local d’action publique. Elle met en avant deux  types d’outils de l’action publique : d’une part les projets de court terme, aux financements  dédiés, visant à l’insertion des publics ; d’autre part les dispositifs visant principalement soit à  la mise à l’abri soit à l’expulsion des personnes. 

La troisième et dernière partie revient sur les principes organisateurs de cette action  publique locale, et propose la notion de politique à bas bruit. Elle démontre en effet la création  d’une « filière d’insertion » discrète, en grande partie distincte de la filière de droit commun.  Le bas-bruit de la politique repose sur trois éléments : le premier est composé de mécanismes  dérogatoires au droit commun, et de pratiques instituées de non-recours.

 

La thèse propose ainsi un nouveau type de non-recours, le non-recours par interdiction. Les deux autres  éléments sont la mobilisation massive de « travailleurs bénévoles » impliqués sur  l’accompagnement social et le passage vers le droit commun, et la mise à l’écart de toute forme  de participation des personnes au sein de l’action publique. Ainsi, la thèse propose une exploration du système local d’action publique, dont les  caractéristiques sont marquées par l’histoire, la culture et les caractéristiques propres au  territoire observé.

 



Chercheur.e.s impliqué.e.s : 

Contact : 
louis.bourgois@umrpacte.fr
Ouvert à tous