Max-Valentin Robert soutient sa thèse

Max-Valentin Robert soutient sa thèse

Thèse dirigée par Raul MAGNI-BERTON, professeur des universités, Sciences Po Grenoble, et codirigée par Jean MARCOU, professeur des universités, Sciences Po Grenoble 

 

Titre de la thèse : Démocrates dans la diversité ? Hétérogénéité culturelle, mobilisations électorales des populations minoritaires et transformations politico-institutionnelles dans les sociétés musulmanes 

 

Composition du jury : 

Elise MASSICARD, Directrice de recherche, Sciences Po Paris (CERI)

Nicolas SAUGER, Professeur associé, Sciences Po Paris (CDSP)

Riva KASTORYANO, Directrice de recherche, Sciences Po Paris (CERI)

Vincent TIBERJ, Professeur des universités, Sciences Po Bordeaux (Centre Emile Durkheim)

Sebastian ROCHÉ, Directeur de recherche, Sciences Po Grenoble (Pacte)

 

Résumé :

Ce travail de thèse s'inscrit dans un champ d'études explorant la stabilité des régimes politiques et les transitions démocratiques. Au-delà des explications traditionnelles relatives à la fréquente prégnance de l'autoritarisme dans ce qu'il est convenu d'appeler le « monde musulman », nous proposons une interprétation de ce phénomène en testant l'hypothèse d'une influence des hétérogénéités/homogénéités linguistique et confessionnelle sur démocratisation : il a été précédemment constaté que, si la diversité religieuse d'un pays accroît les probabilités de voir celui-ci être administré par un régime autoritaire, l'hétérogénéité ethnolinguistique augmente les chances de voir la société en question bénéficier d'un système démocratique. Cette hypothèse sera testée dans la première partie de notre travail doctoral, à travers des analyses de régression transnationales, puis limitées aux pays à majorité musulmane. Nous proposons également d'explorer cette relation entre composition ethnoculturelle d'une société et nature de son régime politique, en partant de l'idée que l'identité minoritaire peut se structurer autour d'un vote communautaire facilitant la décision électorale, contribuant ainsi à une routinisation des préférences partisanes et à une consolidation démocratique plus rapide. A l'inverse, l’absence de cristallisation électorale et/ou d'accès à la sphère gouvernementale peut alimenter l'instabilité du régime. La seconde partie de notre thèse est donc consacrée à une étude de cas, portant sur un pays majoritairement musulman et culturellement divers, ayant eu la particularité de connaître une alternance de périodes démocratiques et de phases d'autoritarisme : la Turquie.



Chercheur.e.s impliqué.e.s : 

Ouvert à tous