On fait le bilan.

On fait le bilan.

2018, une année qui a rempli ses promesses ?

Le rapport que nous vous présentons, pour la deuxième année consécutive, illustre la puissance et la diversité de nos activités au cours d’une saison scientifique que l’on pourrait qualifier d’ordinaire, si cela n’était méprendre sur le quotidien de la fabrique de la recherche en sciences sociales. Dans une ruche telle que la nôtre, ce n’est jamais « business as usal », surtout quand il s’agit de produire des connaissances inédites sur la société.
Quatre colloques internationaux, une dizaine de journées d’études et plus de 100 séminaires - dont une dizaine organisés par nos doctorant.es, l’organisation de deux écoles thématiques de grands réseaux internationaux (La Public Policy Association et l’Association pour la Science Régionale de Langue Française) ont ponctué un agenda cadencé… Forts de la réorganisation scientifique et organisationnelle de Pacte opérée en 2017, les membres de l’unité ont pu profiter de la stabilité de leur environnement de travail pour produire plus de 500 publications, mais aussi des films, des productions vidéo, et continuer à inventer des formes hybrides de co-construction de la recherche, y compris avec les acteurs du monde politique ou socio-politique.

 

L’année a été marquée par des événements festifs, et notamment la célébration du 70ème anniversaire de l’Institut d’Études Politiques de Grenoble, à laquelle le laboratoire Pacte a été associé. Des partenariats culturels structurants, notamment avec le festival Paysages – Paysage, (saison organisée par le Département de l’Isère  https://www.paysage-paysages.fr/) ou le festival de Géopolitique critique, permettent de consolider des projets de recherche-création. Coordonné avec de nombreux partenaires locaux, dont la Ville de Grenoble et la Métropole Grenoble-Alpes, le colloque sur le Bien Vivre, doublé d’un forum associatif, formidable fenêtre sur la société civile, est à l’image de cette force de catalyseur social que peut jouer un laboratoire de recherche comme le nôtre.

 

Très présent dans l’analyse de thématiques qui touchent à la démocratie, la citoyenneté, les migrations et les frontières, les dynamiques urbaines et territoriales, le laboratoire Pacte produit une recherche en prise sur les soubresauts de l’actualité politique comme en témoigne une étude inédite sur les Gilets Jaunes parue en pleine crise, sur la base d’enquêtes menées sur les réseaux sociaux. Engagés dans des partenariats pluri-disciplinaires dans les domaines de la santé, des risques et des politiques de la nature, de l’écologie territoriale ou de la transition énergétique des terres territoires, mais aussi de l’impact sociétal des Big Data, nous y contribuons, par nos positionnements innovants, à faire progresser le rôle des SHS dans les collaborations scientifiques de grande envergure, en écho aux ambitions du projet IDEX grenoblois. Très présents sur les aires culturelles à la fois européenne, mais aussi des Amériques, du proche Orient ou de l’Afrique, les chercheur.e.s de Pacte sont également engagés dans des postures critiques qui s’articulent aux débats internationaux sur le statut des études post-coloniales, des approches de genre, etc. Le périmètre de notre unité nous permet en effet une grande diversité d’approches méthodologiques et un recul réflexif sur celle-ci permettant de capitaliser sur des formes d’expérimentation (réseaux sociaux, images, vidéo, écriture, données textuelles, parcours de vie, focus group).

 

Les projets déployés au sein de notre laboratoire, qui font désormais la part belle à l’Europe (ERC, H2020, Interreg), continuent à tisser des relations fortes avec nos partenaires, tant territoriaux, que nationaux (notamment avec le le PUCA, le ministère de la transition écologique ou l’ADEME). Ils sont tous marqués par un rapport très particulier à l’action publique : guère de recherche à Pacte qui ne soit menée en co-construction avec les acteurs et publics concernés. Cela nous permet de nous dégager d’une relation de commande et d’être en capacités de proposer à des modalités de faire connaissance qui puisse accompagner à la fois les instances publiques ou privées, tout comme des collectifs citoyens et associatifs. De pair avec une réflexion en profondeur sur la transformation des métiers, ceux des personnes qui nous accompagnent (urbanistes, humanitaires) comme ceux que nous analysons (bouchers, journalistes), nos travaux accompagnent donc les transformations sociétales et territoriales par l’analyse, la critique et la prospective.




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