Publication de l'ouvrage "Grenoble & Sfax. Prises aux mots"

Publication de l'ouvrage "Grenoble & Sfax. Prises aux mots"

Cet ouvrage a une double origine : un projet de coopération internationale et un projet pédagogique.

 

L’Institut d’Urbanisme et de Géographie Alpine (IUGA) contribue à la coopération entre les villes de Grenoble et Sfax par des ateliers d’urbanisme. En l’espace de sept ans, ils ont généré de nombreux projets tout en devenant un véritable événement culturel dans les deux villes à travers le travail réalisé avec les populations et les expositions finales des ateliers. Les municipalités de Grenoble et Sfax, l’Université de Sfax, le syndicat mixte des transports en commun de Grenoble ou la société d’aménagement de Taparura ont passé, tour à tour, des commandes aux étudiants du master « Urbanisme et Coopération Internationale » sur des problématiques liées à l’urbanisme : les transports et modes de déplacement, l’accessibilité aux espaces publics, le patrimoine architectural et urbain, les relations ville- port, le lien santé-ville, le sport et les équipements sportifs, l’agriculture urbaine, la gestion des déchets, la place de l’enfant en ville, etc.

 

En parallèle à ces ateliers, un projet pédagogique a été initié pour mettre en dialogue les étudiants francophones se rendant à Sfax avec la promotion anglophone du master « International Cooperation in Urban Planning ». Ces étudiants ont en commun une manière d’envisager leur futur métier d’urbaniste, dans la coopération et la circulation des savoirs. Le projet visait à les faire échanger sur les mots de l’urbanisme et de la ville dans leur langue respective. Grenoble et Sfax servaient de terrain d’étude. Les étudiants ont ainsi découvert que les deux villes avaient des mots – si ce n’est des maux – en commun. Ce livre s’inscrit dans le prolongement de ces projets. Il entend présenter Grenoble et Sfax à travers le prisme d’une discussion d’enfants ; deux enfants qui se font visiter leur ville.

 

Cet ouvrage « sans queue ni tête » peut se lire de gauche à droite comme un livre en français (sens de lecture dextroverse) ou à l’inverse, de droite à gauche comme un livre en arabe (sens de lecture sinistroverse). Il est polyglotte, écrit en français et arabe dialectal de Sfax pour les dialogues, les deux langues parlées au quotidien par les habitants mais aussi en arabe classique pour l’abécédaire et les préfaces. Le récit se compose de saynètes saisissant la vie de tous les jours d’enfants espiègles jouant sur les mots. Deux enfants qui se prennent au mot et deux villes dont ils prennent la mesure.

Le lecteur a le loisir de parcourir les textes du début à la fin de chaque promenade mais aussi de sauter du coq à l’âne. Chaque mot a son équivalent dans l’autre ville qui permet de cheminer de terme en terme. Le lecteur est aussi invité à se reporter à l’abécédaire en pages centrales – pour chaque terme suivi d’un astérisque – et divaguer de mot en mot...

Les dessins permettent eux aussi, à leur manière, de parcourir et de relier les deux villes au moyen de coupes paysagères imaginaires, de transects, d’élévations doubles ou de paysages urbains mo- saïques. Ils cachent même quelques éléments de l’identité de ces villes (les chats, les vélos, les moby- lettes zarka et les scooters) qui apparaissent comme des leitmotiv dans les volutes de l’architecture.



Chercheur.e.s impliqué.e.s : 

Ouvert à tous