Vandana Vasudevan soutient sa thèse

Vandana Vasudevan soutient sa thèse

Titre : Mobilité et accessibilité spatiale des femmes en milieu urbain : capabilités et bien-être

 

Résumé

Historiquement, les femmes ont été exclues du processus de planification de la ville en raison d'attitudes sociales et culturelles enracinées qui les limitaient à la sphère privée. La planification, l'architecture et l'ingénierie étant des professions à prédominance masculine, peu de femmes se sont exprimées au niveau des décideurs politiques en matière de construction de villes, une situation qui n'a pas radicalement changé, même aujourd'hui. La féminisation de la main-d'œuvre a entraîné une augmentation du nombre de femmes occupant l'espace public. Ce n'est que dans les années 1970 que les géographes féministes ont commencé à souligner que le modèle de mouvement des femmes dans la ville était notamment différente de celui des hommes. Ils ont fait les voyages plus courts et plus fréquents et ont formé une toile, tandis que les trajectoires des hommes sont en grande partie linéaires. Les femmes portaient des bébés et des sacs d'épicerie et poussaient des poussettes, en mouvement. Dans plusieurs pays, elles ont moins accès aux véhicules privés marchaient plus et utilisaient plus de transports publics que les hommes. Ces particularités ont été attribuées à deux facteurs :

 

Premièrement, les femmes qui travaillent assument une  «double charge» tant pour le travail que pour les tâches ménagères / familiales. La « pauvreté temporelle» qui en résulte a influé sur leur carrière professionnelle, car les femmes prennent des emplois plus près de chez elles afin que le temps de trajet puisse être raccourci. Par conséquent, les femmes se sont limitées à certains types de professions qui peuvent être exécutées sans menacer la gestion des affaires domestiques. En outre, la mobilité des femmes a été limitée en raison du risque de harcèlement sexuel dans les espaces publics.

 

Les études qui ont mis au premier plan ces questions de mobilité de genre ont presque toujours été réalisées dans des contextes occidentaux. On sait très peu de choses sur la mobilité des travailleuses urbaines dans les pays asiatiques moins développés. De plus, le rôle et l'impact de la mobilité sur la vie des femmes n'ont pas été examinés dans la littérature existante. Cette étude utilise une approche qualitative pour contribuer à notre compréhension des expériences de la ville des femmes des villes qui se déplacent dans les espaces publics de la manière suivante :

 

 

  1. En utilisant l'approche par les capacités, l'étude examine les mobilités quotidiennes des femmes des villes et leur emploi du temps dans différentes activités effectuées au cours d'une journée de travail. Cela étant fait, il met l'accent sur la façon dont leur capacité de mobilité affecte d'autres capacités nécessaires au bien-être, telles que les capacités de loisirs, de santé et de relations personnel.
  2. L'étude met l'accent sur l'accessibilité et montre que, pourtant que la mobilité est vitale, elle n'est pas une condition suffisante pour améliorer la qualité de vie des personnes. L'amélioration de l'accessibilité spatiale, qui englobe la capacité d'atteindre une destination ainsi que la qualité du parcours, devrait être constitue un objectif plus important pour les décideurs
  3. Afin de rendre opérationnel l'approche par les capacités, une nouvelle technique visuelle appelée « Jeu de cartes » utilisant des cartes illustrées ont été créées pour obtenir des réponses sur les activités et états d'être (fonctionnements dans la terminologie de l'approche par les capacités) actuellement réalisés et souhaitée.
  4. Comme la recherche primaire a été faite dans trois villes à travers un pays développé et en développement-la France et l'Inde-il offre des informations précieuses sur les points communs dans la vie des mères qui travaillent, qui coupent à travers le binaire des pays développés et en développement.

 

L'étude conclut que la capacité de mobilité et d'accessibilité spatiale n'est pas seulement vitale pour les femmes, mais qu'elle contribue également à la réalisation d'autres capacités nécessaires au bien-être.

 

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Thèse dirigée par Nicolas BUCLET, Professeur, Université Grenoble Alpes
Codirigée par Sonia CHARDONNEL, Chargée de recherche CNRS et Sanjukkta BHADURI, Professeur et Doyen, School of Planning and Architecture, New Delhi.

 

Thèse préparée au sein du Laboratoire PACTE dans l'École Doctorale ESHPT

 

Jury

Monsieur, Nicolas DOUAY, Professeur, Université Grenoble Alpes
Madame, Ana Giles SOLA, Chercheuse, Université de Göteborg, Suède, rôle (Membre)
Madame, Muriel GILARDONE, Maîtresse de conférences, Université de Caen Normandie, rôle (Membre)
Madame, Kamala MARIUS, Maîtresse de conférences, Université Bordeaux Montaigne ( Rapporteur)
Madame, Marie-Hélène ZERAHDirectrice de Recherche, Institut de Recherche pour le Développement (IRD), Paris ( Rapporteur)


Ouvert à tous