Type de publication:

Articles

Source:

Droit et Cultures - Revue internationale interdisciplinaire, L'Harmattan, Volume 73, Ticket 1, p.29-47 (2017)

ISBN:

0247-9788

Numéro d'appel:

hal-01496833

URL:

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01496833

Résumé:

Joint families in Sub Saharan Africa have been largely studied by researchers. They are organised according different kinds of filiations and localisations. Their internal hierarchy is built on the principle of seniority and they obey to precise rules of wedding. However they began to change after 2nd World War. The newly independent African States thought they will disappear and consequently they promote family codes adapted to nuclear households corresponding to the western model considered as a symbol of modernity and the result of development. Indeed the deep changes lived by Africa during the last decades : rural depopulation, urbanisation, political and economic crisis have produced a large heterogeneity of kinship organisation. One has observed the development of single parent households and free cohabitation. Large families did not disappear but they change deeply trying to adapt them to the new surrounding. Sub Saharan families began to immigrate in France during the 1990 and 2000 years. Their evolution is relatively similar to the evolution observed in Africa. However, researchers perceived some important differences linked to the dominant kinship models existing in the countries of origin and to the concrete conditions of life in France. Finally they notice a common trend to matrifoclaity.Les organisations familiales étendues en Afrique subsaharienne ont fait l’objet de nombreuses recherches. Fondées sur divers modes de filiation et divers types de résidences, organisées autour de principes hiérarchiques définis selon le principe de séniorité, les lignages se reproduisent dans des systèmes d’alliance très codifiés. Ces organisations n’en ont pas moins donné des signes de changement dès les années de l’après seconde guerre mondiale. Les Etats africains indépendants pronostiquant leur disparition ont élaboré des codes de la famille adaptés à un type de famille dont ils souhaitaient l’avènement comme signe de progrès : la famille nucléaire occidentale. En fait les bouleversements qu’a connus l’Afrique à partir de la fin du XXe siècle avec l’exode rural, l’urbanisation et les crises politiques ont plutôt conduit à une diversification accrue des formes de familles. Tout comme en occident, on a pu constater le développement des unions libres et des ménages monoparentaux tandis que les familles étendues se maintenaient mais changeaient radicalement de fonctionnement. L’immigration familiale subsaharienne qui s’est développée en France dans les années 1990 et 2000 a connu des évolutions comparables avec des nuances significatives selon les modèles d’origine et les conditions de vie rencontrées. En Afrique comme au sein des immigrations subsahariennes en France, on observe une tendance commune vers la matrifocalité.

Notes:

Humanities and Social Sciences/Social Anthropology and ethnologyJournal articles

Equipe de recherche :