Type de publication:

Articles

Source:

Natures Sciences Sociétés, EDP Sciences, Volume 22, Ticket 3, p.204-218 (2014)

ISBN:

1240-1307

Numéro d'appel:

hal-01083179

URL:

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01083179

Mots-clés:

milieu associé

Résumé:

This article focuses on the development of the first offshore wind farm project in France (Veulettes-sur-Mer, Seine-Maritime) from which both the French State and the industrialists expected to acquire a replicable procedure for wind power offshore development. Relying on actor-network theory and notions derived from philosophy of technology (Simondon), we follow issues related to the siting of the turbines and their connection to the grid. We describe the ways by which wind power technology develops ramifications into its social, institutional and biological milieu in order to exist. The vagaries of this offshore project testify to a strong dependence of this technology to past (onshore) modes of assemblage, yet simultaneously highlighting the multiple and circuitous routes by which the project contributes to policy learning and to changing the way in which offshore wind power policy frames the development of an offshore milieu for wind technology. This case study illustrates how a given technology and its environment engage in mutual recomposition on the occasion of technology development. It calls for renewed attention to these interdependencies at a time when marine strategic planning and offshore wind power development are entering French policy.Cet article s’intéresse au destin contrarié du premier projet éolien en mer en France (Veulettes-sur-Mer, Seine-Maritime), dont l’État et les industriels attendaient une procédure reproductible pour l’éolien en mer. Notre analyse suit, au moyen de la sociologie des sciences et techniques et de notions de philosophie des techniques, les enjeux relatifs au développement de ce projet (implantation des éoliennes, connexion au réseau électrique). Elle décrit, au travers des errances du projet de Veulettes-sur-Mer, une forte dépendance de la technologie à ses modes d’assemblages (terrestres) passés, tout en attestant des voies multiples et détournées par lesquelles le projet contribue à réorienter la politique éolienne et sa manière de composer le milieu offshore. Ce constat appelle à une attention redoublée aux multiples ramifications qui associent la technologie à son milieu (social, institutionnel, biologique), au moment où la voie d’une planification stratégique de l’espace marin semble s’ouvrir en France.

Notes:

Ce travail a été réalisé avec l'appui financier du conseil français de l'Énergie, du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de la Mer (MEDDM - Programme PDD « Paysage et développement durable »), de l'Agence française de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe, convention n° 07 10 C 0019), de la Région Île-de-France (R2DS), du programme interdisciplinaire Énergie du CNRS et de l’Agence nationale de la recherche (ANR, programme sociétés innovantes, convention 2011- SOIN-003-01, projet Collener).Humanities and Social Sciences/SociologyHumanities and Social Sciences/GeographyJournal articles

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