Type de publication:

Book Chapter

Source:

Tourisme et société, EME Editions, p.177-193 (2009)

Numéro d'appel:

halshs-00580846

URL:

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00580846

Résumé:

La relation à la nature est médiée par de formes culturelles qui définissent le rapport à soi, aux autres et à l'environnement. Des macro-formes (traditionnelle, moderne, post-moderne et transmoderne) structurent la relation historique à la nature. Des micro-formes composent le contenu de chacune d'elles apportant des variations culturelles dans la manière de faire usage de la nature. Aujourd'hui, ces dynamiques culturelles s'activent pour définir la pratique légitime, innovent dans la production d'autres référents corporels et symboliques et cherchent à trouver leur place au sein de l'ensemble des pratiques récréatives. A certains moments, des conflits émergent qui expriment les positions des uns et des autres sur les orientations culturelles prises par des territoires, des institutions ou des prestataires. Chez les pratiquants, entre celui qui s'investit dans des pratiques ludiques et celui qui s'engage dans les profondeurs de la nature à la recherche d'un engagement extrême, des visions du monde différentes sont en jeu. La neutralité du rapport corporel à l'espace n'a donc pas de sens et encore moins lorsque les questions de responsabilité sociétale viennent interroger la valeur accordée à l'excès, à l'ailleurs lointain ou encore aux pratiques motorisées. Ces dynamiques culturelles observées permettent de questionner l'identité contemporaine dans la manière dont celle-ci envisage ses liens avec différentes variables sociales (sexuelle, sportive, symbolique, spatiale, idéologique...). C'est aussi une occasion d'interroger la signification des mouvements corporels en cours dans le paysage des loisirs sportifs contemporains.

Notes:

Humanities and Social Sciences/SociologyBook sections