Type de publication:

Conference Paper

Source:

Session 1 : Temps, politique et gestion. Quatorzième Colloque International : Le management public à l'épreuve de la politique, Bordeaux (Pessac), France (2005)

Numéro d'appel:

halshs-00290399

URL:

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00290399

Résumé:

Cette intervention s'intéresse à la question des temporalités politiques. Il ne s'agit pas d'opposer, comme cela a été souvent fait, les temporalités électorales aux temporalités décisionnelles. Mais bien de montrer que la réglementation de la durée ou de la réligibilité des mandats politiques renvoie à des manières d'envisager le rôle, la place et la légitimité des élus dans l'action publique. Les propos s'appuient sur deux enquêtes distinctes réalisées l'une sur l'adoption de la loi française du 10 avril 1929, allongeant le mandat municipal de quatre à six ans, l'autre menée sur le mouvement contemporain des term limits et la réduction légale de la réligibilité des parlementaires et des élus locaux aux Etats-Unis. Le détour par les term limits états-uniens nourrit l'hypothèse d'un passage : le passage du temps long de l'administration publique au temps court du management public, de l'expérience à la rotation, de mandats longs et réligibles à des mandats courts et non-renouvelables, du compromis entre compétence et élection à l'impératif participatif.

Notes:

à paraître