Type de publication:

Conference Proceedings

Auteurs:

Saez, Guy

Source:

CIST2016 - En quête de territoire(s) ?, Grenoble, France, p.429-433 (2016)

Numéro d'appel:

hal-01353631

URL:

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01353631

Résumé:

This communication aims to show that the use of the concept of territory as a category of common analysis in diverse social sciences does not help, or not any more, to understand territorial realities. It is no longer an “absolute necessity”. Overloaded, under intense dynamics of dispersion and conceptual stretching, it has become an elusive concept although the term is still omnipresent in the discourse as a necessary substance. Yet this substance, having no other consistency than rhetoric, should lead researchers to caution, to avoid speaking the language of an object “already made” by others, and “already there”. Having discussed some theoretical paradoxes of the concept, we will defend the thesis that it is not necessary to fold territorial objects and processes on a “territory” to give them meaning. We can then evoke the contribution of new approaches such as territoriology and non-representational theories and conceptual revaluations of works of geo-anthropology and international relations.L’objectif de la communication consiste à montrer que l’emploi de la notion de territoire comme catégorie d’analyse commune à diverses sciences sociales n’aide pas, ou n’aide plus à comprendre les réalités territoriales. Elle n’est plus « une impérieuse nécessité ». Surchargée, soumise à une intense dynamique de dispersion et de stretching conceptuel, elle est devenue une notion insaisissable bien que le terme soit encore omniprésent dans le discours comme une substance nécessaire. Or cette substance, n’ayant d’autre consistance que rhétorique, devrait conduire les chercheurs à la prudence, à éviter de parler le langage d’un objet « tout fait » par d’autres, et « déjà là ». Après avoir abordé quelques apories théoriques de la notion, on défendra la thèse qu’il n’est pas nécessaire de rabattre les objets et processus territoriaux sur un « territoire » pour leur donner du sens. On pourra alors évoquer l’apport des approches nouvelles comme la territoriologie et les théories représentationnelles et des réévaluations conceptuelles de certains travaux de géo-anthropologie et de relations internationales.

Notes:

S4.1 Approches critiques de la demande territorialisée (1). Critique théoriqueHumanities and Social Sciences/SociologyConference papers