Type de publication:

Articles

Source:

Scientific Reports, Nature Publishing Group, Volume 8, Ticket 1, p.1-20 (2018)

ISBN:

2045-2322

Numéro d'appel:

halshs-01677112

URL:

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01677112

Résumé:

As a large-scale instance of dramatic collective behaviour, the 2005 French riots started in a poor suburb of Paris, then spread in all of France, lasting about three weeks. Remarkably, although there were no displacements of rioters, the riot activity did travel. Access to daily national police data has allowed us to explore the dynamics of riot propagation. Here we show that an epidemic-like model, with just a few parameters and a single sociological variable characterizing neighbourhood deprivation, accounts quantitatively for the full spatio-temporal dynamics of the riots. This is the first time that such data-driven modelling involving contagion both within and between cities (through geographic proximity or media) at the scale of a country, and on a daily basis, is performed. Moreover, we give a precise mathematical characterization to the expression “wave of riots”, and provide a visualization of the propagation around Paris, exhibiting the wave in a way not described before. The remarkable agreement between model and data demonstrates that geographic proximity played a major role in the propagation, even though information was readily available everywhere through media. Finally, we argue that our approach gives a general framework for the modelling of the dynamics of spontaneous collective uprisings.Exemple frappant de comportement collectif à grande échelle, les émeutes de 2005 en France ont commencé dans une banlieue pauvre de Paris, avant de s'étendre à tout le pays, sur une période d'environ trois semaines. De façon remarquable, malgré l'absence de déplacements des émeutiers, l'activité émeutière elle-même s'est bien déplacée. Les données journalières de police nationale auxquelles nous avons eu accès nous ont permis d'explorer la dynamique de propagation d'émeutes. Nous montrons ici qu'un modèle de type épidémiologique, comportant peu de paramètres libres et une variable sociologique caractérisant les quartiers défavorisés, rend compte de façon quantitative de la dynamique spatio-temporelle des émeutes. C'est la première fois qu'une telle modélisation, pilotée par les données, prend en compte la contagion intra mais aussi inter villes (par proximité géographique ou médias), et ceci sur une base journalière à l'échelle de tout un pays. Nous donnons une caractérisation mathématique précise de l'expression ``vague d'émeutes'', et fournissons une visualisation de la propagation autour de Paris qui révèle cette vague de manière inédite. L'accord remarquable entre modèle et faits empiriques met en évidence le rôle majeur de la proximité géographique dans la propagation des émeutes, malgré l'ubiquité de l'information transmise par les médias. Enfin, notre approche donne un cadre général à la modélisation des soulèvements collectifs spontanés.

Notes:

Humanities and Social Sciences/SociologyHumanities and Social Sciences/Methods and statisticsHumanities and Social Sciences/Political scienceJournal articles

Equipe de recherche :