Type de publication:

Conference Paper

Source:

Congrès de l'AAG - Association of American Geographers, Seattle, United States (2011)

Numéro d'appel:

halshs-00700642

URL:

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00700642

Résumé:

International guidelines advocate sustainability as a model, they push for more protected nature areas, areas set aside from humans damaging actions. Protection plans such as parks and reserves multiplied over the past century, especially in Europe and Northern America. Meanwhile, when observing how people act, it is hard not to question these long-appreciated forms of nature-dedicated places. The zoning of protected natural areas does not seem sufficient : managers' job no longer consists in protecting the borders of nature; recreational practices -once assigned to natural sanctuaries- diversify, hybridize, they do not limit to natural zones as specific areas. The partition of space between "natural" and "other" is wearing out. Where is nature ? Possibly everywhere. From city parks to wilderness areas, in the everyday, in the interstitial. Following Bruno Latour's propositions for a relative relativism, this communication intends to prove the necessity to overpass this nature/culture partition that has prevailed in the attempt to protect natural areas. Results from our field research in French and American parks show that the vital issue within and across these designated places lies in constructing a shared concern. This construct that emerge from particular associations between humans to provide a special attention towards places that are specific, involves a variety of entities and could become a form of "care". This monitoring, both arranging and caring, is made possible thanks to a spatiality of its own that we call "territoriality".Les mots d'ordre internationaux prônent la durabilité exemplaire, le souci de la nature et une plus grande prise en compte des méfaits humains sur les espaces fragiles. Les dispositifs de protection de la nature (parcs et réserves notamment) ont fleuri au cours du siècle dernier, en Europe comme aux USA et cette sacralisation des espaces naturels comme valeur a notamment été célébrée par la signature de nombreuses conventions internationales qui ont posé les jalons d'une catégorisation de ces zones à conserver (Zones Humides, Zones Natura 2000, ZNIEFF, Réserves MaB). Cependant, l'observation des pratiques oblige à s'interroger : le simple zonage des aires de nature à protéger ne semble pas suffisant : d'une part, les gestionnaires s'inquiètent du sens de leur action qui ne se limite plus à " garder les frontières des zones naturelles " mais bien à gérer des rapports délicats de cohabitation (parfois conflictuels) au sein même de ces zones (de gardiens, ils deviennent médiateurs); d'autre part, les pratiquants diversifient, et hybrident leurs pratiques des espaces de nature, ne les considérant plus comme une catégorie particulière d'espace. Progressivement, la partition de l'espace entre " ce qui est naturel " et " ce qui ne l'est pas " apparait de plus en plus désuète. La nature n'est-elle pas dorénavant partout dans les jardins publics comme dans les jardins d'agréments, dans le quotidien comme dans le lointain, ici et ailleurs ? En suivant les propositions théoriques de Bruno Latour, il s'agira de démontrer la nécessité de ne plus opérer cette séparation nature/culture qui a prévalu dans la protection des aires naturelles jusqu'à aujourd'hui. L'exemple des Parcs Naturels Régionaux français servira à démontrer que l'enjeu principal est de construire un souci commun partagé, dans un rapport particulier privilégié des hommes entre eux, en portant une attention spécifique aux autres (un " care " ?). Cette opération de saisie, d'agencement et de ménagement s'opère grâce à une spatialité spécifique reconnue collectivement comme telle et que nous appelons " territorialité ". Les espaces de nature sont plus que des périmètres mais participent à la construction territoriale pleinement .... La question est d'analyser comment les dispositifs de type " care " permettent d'activer ce processus de territorialisation.

Notes:

Humanities and Social Sciences/GeographyConference papers