Type de publication:

Articles

Source:

Territoire en mouvement.Revue de Géographie et d'Aménagement, Université des Sciences et Technologies de Lille, Ticket 39-40, p.1-25 (2018)

ISBN:

1954-4863

Numéro d'appel:

hal-01995855

URL:

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01995855

Résumé:

At the time of many Grenoble fiftieth anniversary celebrations - that of the AURG Urban Planning Agency of Grenoble Region in 2017, that of the Winter Olympics in 2018, that of the Villeneuve -, we propose a history of the Institut d’Urbanisme de Grenoble based on an original exploration of its archives as well as on interviews of former teachers and students. Founded in 1969 under the name Unité d’Enseignement et de Recherche - Urbanisation, Aménagement, the Urban Planning Institute of Grenoble (attached to the University of Social Sciences and later to the University Grenoble-Alpes) emerged from the effervescence of May 1968 but also from the election a few years earlier (1965) of a team inspired by a renewed municipal socialism (Municipal Action Group led by Hubert Dubedout). In order to emancipate itself from state supervision, the "Grenoble urban laboratory" then acquired both an Urban Planning Agency and a training and experimentation tool in the field of teaching and research in urbanism, urbanization and planning. Why are we talking about experimentation? Because the initial pedagogical project is not common. Contrary to other trainings in urban planning from the same period, in Grenoble, in an Institute “ouvert à quatre vents”, they focused on a dual training: on one hand a doctoral program, that led to a PhD and on the other hand continuing education. Research seminars, internships and case studies (before being called field workshops then project workshops) formed the students’ schedules. By analyzing the links to the professional, political and activist worlds, by understanding the relations with other academic disciplines (architecture, law, economics, engineering, geography, psychology and sociology) and with urban research and contractual structures Finally, by studying, finally, the processes of institutionalization and territorial anchoring, we demonstrate how and when Grenoble’s pedagogy of urban planning has proved innovative. The foundations and scope of this training will be discussed. Besides, this history of the Grenoble Institute of Urbanism is also a way of questioning the evolution of the urban discipline (doctrines and practices), notably through the trajectories of influential personalities, academics or practitioners who punctuated the life of the Institute (Jean Verlhac, Claude Domenach, Jean-François Parent, Christian Lacroix, ...). Its evolution is also revealing of the ideas and contexts that found it and run through it (ZUP and major ensembles revisited, revitalization of old centers, creation of social and cultural facilities, citizen participation to the contemporary problems of metropolis). It can be observed by the workshop themes and issues addressed in theses, study reports and student trajectories, whether in or outside France.Cet article repose sur une histoire de l’Institut d’Urbanisme de Grenoble fondée sur une exploration inédite de ses archives et mise en récit à partir d’entretiens d’anciens professeur-e-s et étudiant-e-s dans le contexte de l’organisation à Grenoble de nombreux cinquantenaires – celui de l’Agence d’Urbanisme de la Région Grenobloise en 2017, celui des Jeux Olympiques en 2018, celui de la Villeneuve... – Fondé en 1969 sous le nom Unité d’Enseignement et de Recherche « Urbanisation Aménagement », l’Institut d’Urbanisme de Grenoble rattaché à l’Université des Sciences Sociales puis à l’université fusionnée Grenoble-Alpes émerge de l’effervescence de mai 1968 mais aussi de l’élection quelques années plus tôt (1965) d’une équipe inspirée par un socialisme municipal renouvelé emmenée par Hubert Dubedout (Groupe d’Action Municipale – GAM). Pour s’émanciper de la tutelle étatique, le « laboratoire urbain grenoblois » s’est alors doté à la fois d’une agence d’urbanisme et d’un outil de formation et d’expérimentation en matière d’enseignement et de recherches en urbanisme. Expérimentation, en effet, car le projet pédagogique initial n’est pas commun. Contrairement aux autres formations en urbanisme se structurant à la même l’époque, à Grenoble, dans un Institut « ouvert aux quatre vents », on mise sur une double formation : l’une de troisième cycle, c’est-à-dire aboutissant à une thèse de doctorat, et l’autre continue. Séminaires de recherche, stages et études de cas – avant d’être nommés ateliers de terrain puis ateliers de projet – façonnent alors l’emploi du temps des étudiant-e-s. Par l’analyse des liens au monde professionnel, politique, militant, par la compréhension des relations à d’autres disciplines universitaires (architecture, droit, économie, ingénierie, géographie, psychologie et sociologie), à la recherche urbaine contractuelle et à diverses structures de recherche, par l’étude, enfin, des processus d’institutionnalisation et d’ancrage territorial, nous cherchons à démontrer en quoi et à quels moments la pédagogie grenobloise de l’urbanisme s’est révélée innovante. Les fondements et la portée de cet enseignement seront pour cela discutés. D’autre part, cette histoire de l’Institut d’Urbanisme de Grenoble est aussi une manière de questionner l’évolution de la discipline urbanistique (doctrines et pratiques), notamment à travers les trajectoires de personnalités influentes, universitaires ou praticiennes qui ont ponctué la vie de l’Institut (Jean Verlhac, Claude Domenach, Jean-François Parent, Christian Lacroix, ...). Son évolution est également révélatrice des idées et contextes qui la fondent et la parcourent (ZUP et grands ensembles revisités, revitalisation des centres anciens, création d’équipements sociaux et culturels, participation citoyenne jusqu’aux problématiques contemporaines de métropolisation). On peut l’observer par les thèmes d’atelier et problématiques abordées dans les thèses, les rapports d’étude et les parcours d’étudiant-e-s, qu’ils soient français ou étrangers.

Notes:

Humanities and Social Sciences/Architecture, space managementJournal articles

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