Type de publication:

Book Chapter

Source:

Valorisation du patrimoine traditionnel, Formation aux métiers de l'atrisanat et Développement local: Expériences nord-africaines, Centre de Recherche en Economie Appliquée pour le développement, Alger (2017)

Numéro d'appel:

halshs-01696227

URL:

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01696227

Résumé:

Sur la base de l’analyse de trois systèmes économiques territoriaux (SET) spécialisés respectivement dans la dinanderie, la poterie et la marqueterie, ce texte propose une réflexion sur l’apprentissage sur le tas en milieu artisanal marocain, ce mode d’apprentissage se révélant comme solution (relativement satisfaisante) dans un contexte (celui de Maroc post-indépendance) où la formation scolaire et la formation professionnelle classique ont montré et montrent encore de réelles limites. Compte tenu de l’ampleur prise par le phénomène d’abandon précoce des études par les jeunes, l’apprentissage sur le tas s’avère comme une réponse au problème de la désaffection croissante que connaît l’école « moderne » marocaine. Au début des années 2010, le nombre de jeunes de quatorze ans ou moins qui travaillent contre rémunération est de 474.000, dont 45,7% de filles (Baghagha, 2002). Toutefois, étant sans qualification et exerçant des petites activités non régulées, la plupart des ces jeunes sont exposés à une exploitation éhontée. Si ce genre d’occupations favorise un certain apprentissage, bénéfique pour la personne concernée, celui-ci demande à être complété ou appuyé par des actions de formation spécifique pour placer l’apprenti dans une trajectoire de capitalisation de compétences à même de lui permettre de satisfaire les exigences réelles du monde de l’emploi.

Notes:

Humanities and Social Sciences/Economies and financesHumanities and Social Sciences/SociologyBook sections