Type de publication:

Book Chapter

Source:

Développement durable et responsabilité sociale, Presses internationales polytechniques, p.101-116 (2010)

Numéro d'appel:

halshs-00482132

URL:

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00482132

Résumé:

Plusieurs thèses sont présentées et argumentées dans ce chapitre : ...d'abord l'idée que l'écologisme est apparu au début des années 70, comme un mouvement social qui a construit un grand récit postindustriel autonome c'est-à-dire très largement indépendant de la dégradation de l'environnement physique, et ce contrairement à ce qu'affirment beaucoup de discours. ...ensuite, une idée plus commune, que ce mouvement social s'est institutionnalisé, les organisations associatives déléguant plus ou moins leur action à des professionnels pour l'éducation ou l'expertise, à des partis pour les transformations juridiques de la société, et aux politiques publiques pour la mise en oeuvre de ces transformations. ...mais surtout nous montrerons que, paradoxalement, il y a une désinstitutionnalisation de l'écologisme. En effet l'appartenance associative se réduit comme peau de chagrin en Europe, ce qui peut être analysé comme une conséquence de l'institutionnalisation, cependant il n'y a pas pour autant reconnaissance de la légitimité de l'Etat pour l'action environnementale, bien au contraire, celui-ci est de plus en plus contesté. Bien plus, les formes d'action militantes sont de plus en plus désinstituées, c'est-à-dire qu'elles échappent aux organisations et sont le fait d'actions qui relèvent de l'individualisation.

Notes:

Humanities and Social Sciences/SociologyBook sections