Type de publication:

Articles

Source:

Pour : enquêtes et témoignages, Groupe de recherche pour l'éducation et la prospective (France) (GREP), Volume 1, Ticket 233, p.163-169 (2018)

ISBN:

0245-9442

Numéro d'appel:

halshs-01872186

URL:

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01872186

Résumé:

A l'exception des territoires isolés, socialement défavorisés, et marqués par leur vieillissement homogène, les espaces ruraux connaissent aujourd'hui de profondes transformations liées à des migrations de populations. Elles sont le fait de populations jeunes, au début de leur cycle de vie, enclines à s'éloigner des centres urbains pour accéder à la propriété, avec un accès au foncier moins onéreux et à la recherche de qualité de vie (Perrier-Cornet, 2002) et de retraités, réenvisageant leur existence dans cette phase de transition (Caradec, 2009). Tous contribuent à une dynamique de reconfigurations des interactions sociales et à l'économie présentielle des territoires. Se conjuguent alors des manières d'habiter différenciées et se mêlent des populations diverses quant à leur âge et leurs caractéristiques socio-culturelles. Nous nous proposons dans cet article de relever le rôle positif des retraités autochtones ou implantés dans la dynamique des territoires ruraux sur lesquels nous avons enquêté depuis plusieurs années. 1. Hybridation 1 et mobilité : ressorts des nouvelles dynamiques rurales montagnardes. Les personnes retraitées, nouvellement implantées, viennent le plus souvent de centres urbains d'autres régions. Leurs profils socio-économiques et socio-culturels dépendent des territoires choisis. Les espaces ruraux enclavés où le prix du foncier est peu élevé (Creuse et Ardèche), attirent des personnes aux revenus modestes, alors que d'autres territoires déjà engagés dans une dynamique d'ouverture (Savoie, Alpes de Haute Provence, Drôme, Vaucluse), sont davantage élus par des personnes issues de groupes sociaux mieux dotés économiquement et culturellement. On observe également dans certains petits bourgs ruraux du sud de la France (Drôme et Vaucluse) l'implantation de populations retraitées d'origine étrangère (Pays-Bas, Allemagne principalement), mues par un certain héliotropisme (Gilbert, 2010). Mais en tout lieu, ces nouvelles populations sont porteuses de modes de sociabilités et de pratiques sociales teintées d'urbanité. Le projet d'implantation est le plus souvent associé à un certain volontarisme dans le développement des liens sociaux et de l'intégration locale. Les 1 Au sens de chevauchement des mondes et de brouillage des frontières (voir Amselle, 2016)

Notes:

Humanities and Social Sciences/SociologyJournal articles

Equipe de recherche :