Type de publication:

Conference Paper

Source:

10e Congrès de l'AFSP, Grenoble, France (2009)

Numéro d'appel:

halshs-00435407

URL:

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00435407

Résumé:

This paper raises a key question: who governs the European Defence and Security Policy and how ? What are the emerging bureaucratic and symbolic competitions ? In a sociological perspective on policy analysis, the author tries to analyze the new interdependence relations introduced by ESDP, using the concepts of figuration and socialization and adopting a comparative method between France and Germany. First of all, the paper raises the question of the daily decision-making in this policy between the capitals and Brussels and concentrates particularly on the political-military organs of ESDP. The author shows the weigh of the socialization processes to a national institutional practice of defence policy. This socialization to a national decision-making in defence matters confronts with the new ESDP organs in Brussels and raises the question of a potential Europeanization of defence policies. Then the author demonstrates that far from neutralising the bureaucratic and symbolic struggles existing between the political actors (mostly the Foreign Affairs) and the military actors in the making of defence policy on the national level, the new social figuration constituted by the European Security and Defence Policy stimulates and commutes them in Brussels. Thus ESDP doesn't compete with the national defence policies of the member states, but as a matter of fact it seems much more to offer their main actors a new arena for their careers and institutional visibility.Ma communication soulève une question clef : qui gouverne la Politique Européenne de Sécurité et de Défense, et comment ? Quelles sont les concurrences bureaucratiques et symboliques qui émergent ? Dans une perspective de sociologie de l'action publique, l'auteur tâche de penser les nouvelles logiques d'interdépendance introduites par la PESD à travers le concept de configuration et la variable socialisation, selon une démarche comparative entre la France et l'Allemagne. Tout d'abord, la communication interroge le fonctionnement quotidien du processus décisionnel de la PESD entre les capitales et Bruxelles, en se concentrant notamment sur les organes politico-militaires de la PESD. L'auteur montre la prégnance de la socialisation à une pratique institutionnelle nationale de la politique de défense, qui entre en confrontation à Bruxelles avec les nouvelles institutions de la PESD, soulevant la question d'une potentielle européanisation des politiques de défense. Ensuite l'auteur démontre que loin de neutraliser les luttes bureaucratiques et symboliques qui peuvent exister entre le volet civil (particulièrement les Affaires étrangères), et le volet militaire dans l'élaboration de la politique de défense au niveau national, la nouvelle configuration sociale PESD les réactive et les transpose à Bruxelles. Loin de concurrencer les politiques de défense nationales, la PESD offre à leurs acteurs une nouvelle arène, tant en termes de carrière, que de visibilité institutionnelle.

Notes:

Humanities and Social Sciences/Political scienceConference papers