Type de publication:

Articles

Source:

Frontières, Université du Québec à Montréal, Volume 19, Ticket 1, p.49-54 (2006)

ISBN:

1180-3479

Numéro d'appel:

halshs-00389422

URL:

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00389422

Mots-clés:

XIXe-XXe siècle

Résumé:

L'occultation progressive de la publicité des exécutions dans la France du tournant XIXe-XXe siècle, jusqu'à leur déroulement dans la cour d'enceinte des prisons, est un phénomène qui nous informe sur la nature du processus de civilisation. La<br />dépublicisation du rituel exécutionnaire passe par la réduction de sa pompe, de sa durée, et son arraisonnement par l'espace pénitentiaire. Prise dans les politiques d'hygiénisation de la ville, la guillotine<br />paraît délivrer une mort « sale » et sanglante qui donnerait le goût de la violence et devrait être ôtée à la vue. Cette «formalisation » révèle donc en double<br />part le renoncement par le pouvoir à une technologie politique jugée inefficace et l'émergence de sensibilités s'accommodant mal désormais de la présence d'une effusion de sang dans l'espace public.

Notes:

Université de Québec, MontréalDossier : "Enjeux politiques et mort"<br />URL : http://id.erudit.org/iderudit/016636arHumanities and Social Sciences/SociologyHumanities and Social Sciences/HistoryJournal articles

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