Type de publication:

Articles

Source:

Sciences de la Société, Presses universitaires du Midi, Ticket 71, p.3-24 (2007)

ISBN:

1168-1446

Numéro d'appel:

halshs-00265222

URL:

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00265222

Mots-clés:

Marseille

Résumé:

Dans cette contribution, nous analysons les transformations du rôle des élus au sein de l'action publique à la lumière de l'évolution des phénomènes clientélaires. Nous développons l'idée que la transformation des ressources publiques traditionnellement liées à la redistribution clientélaire (emplois publics, logements sociaux) engendre une évolution dans les modalités d'articulation des contraintes du métier d'élu (impératifs d'élection, carrière politique, activité partisane) avec les stratégies d'intervention dans les politiques publiques locales. Les villes française et italienne de Marseille et de Naples représentent des cas extrêmes de milieux urbains traditionnellement considérées comme enclins aux moeurs clientélaires, voire à la corruption. Pourtant, même dans ces villes, les évolutions récentes montrent que les leaderships locaux ne gouvernent plus comme auparavant par des pratiques et des politiques de redistribution clientélaire systématique. La moindre capacité à disposer de ressources publiques clientélaires pour répondre aux demandes des électeurs a modifié la légitimité politique des représentants, les obligeant à s'investir davantage dans la construction de réseaux politico-institutionnels et l'accumulation de compétences techniques.

Notes:

Version disponible sur Internet : [ http://w3.scsoc.univ-tlse2.fr/71/1.html#1 ]Humanities and Social Sciences/Political scienceJournal articles

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