Type de publication:

Articles

Auteurs:

Faure, Alain

Source:

Sens-Dessous, Edition de l'Association Paroles (2018)

ISBN:

1951-0519

Numéro d'appel:

halshs-01658757

URL:

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01658757

Résumé:

D’où vient ce mystérieux « gout du pouvoir » qui entraine des individus à s’engager toute une vie dans les arènes électorales et à guerroyer avec tant de ferveur et d’énergie pour « représenter » leurs concitoyens? La réponse à la question est plutôt consensuelle dans la littérature scientifique : les élus courent après la puissance, le prestige, les privilèges, l’autorité et les jeux d’influence. Et dans l’imaginaire collectif, les ascensions politiques sont d’abord affaire de violence, d’argent et de domination, selon un scénario prévisible où la jouissance en politique (la conquête puis la préservation du pouvoir) se nourrit de cris et de sang. Mais dans sa formule restée célèbre, Winston Churchill évoquait aussi les larmes du pouvoir. Cette autre forme d’ivresse politique, qui est moins discutée dans les sciences sociales (hormis chez les historiens, nous y reviendrons) sera au cœur du présent article. Nous souhaitons en effet défendre l’hypothèse que le pouvoir local se nourrit d’abord de blessures, de doutes et de joies, et que c’est dans l’intensité de ces fragilités que l’attrait pour la politique locale se dessine et s’affermit.

Notes:

Humanities and Social Sciences/Political scienceHumanities and Social Sciences/SociologyJournal articles

Equipe de recherche :