Type de publication:

Articles

Source:

Sociétés contemporaines, Presses de Sciences Po, Ticket 75, p.5-16 (2009)

ISBN:

1150-1944

Numéro d'appel:

hal-00984526

URL:

https://hal-univ-paris8.archives-ouvertes.fr/hal-00984526

Résumé:

Quelles formes prend aujourd'hui la mort « donnée » par l'État ? Atténuation de l'obligation de « mourir pour la patrie », résistance croissante à mettre à mort les déviants, délégitimation accentuée de la répression d'État : le droit du souverain de mettre à mort a perdu beaucoup de sa légitimité. Pour autant, les mises à mort décidées par les institutions publiques n'ont pas disparu. Elles sont devenues plus complexes et moins visibles. Elles prennent la forme de la gestion, par des acteurs institutionnels divers, de sujets aux états-limite : fœtus, morts encéphaliques, mourants, suicidaires. La prise en charge politique de la mort - cette question biopolitique majeure -n'a donc pas disparu, elle s'est déplacée et ses modalités ont changé, réclamant des sciences sociales regard neuf et inventivité conceptuelle. L'enjeu est de taille : il s'agit ici rien moins que de l'intégration dans la communauté et dans l'ordre social de sujets « limites » qui sont autant de citoyens potentiels.

Notes:

Humanities and Social SciencesHumanities and Social Sciences/Political scienceHumanities and Social Sciences/SociologyJournal articles