Type de publication:

Ouvrages

Source:

Economica, p.218 p. (2003)

Numéro d'appel:

halshs-00290502

URL:

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00290502

Résumé:

La conduite des hommes et des choses ? Elle doit s'exercer depuis le XIXe siècle en Europe par la mobilisation de "savoirs spécialisés". Non par l'observance stricte du droit, fut-il naturel, ou dans l'ombre portée de la Philosophie mais guidée par "l'expérience". Il ne s'agit nullement pour ses hérauts de dégager les formes du Gouvernement le plus légitime ou de déterminer quelle portion de liberté l'homme peut avoir reçue de la nature. Délaissant ces "spéculations métaphysiques", les sciences de gouvernement ont frayé la voie à un autre discours. Si la gestion des hommes et des territoires doit être soustraite aux catégories philosophiques ou juridiques, par exemple à l'antique prudentia civilis avec ses préceptes solennels influencées par le néo-stoïcisme, c'est parce que la rationalité du gouvernement est désormais conçue comme une rationalité sur le gouvernement. Parce qu'elle se fonde sur des outils et des techniques élevés au rang de garants, sinon de critères de l'action publique. Voilà à quoi s'attache cet ouvrage issu d'un colloque organisé par le Cerat notamment le groupe de sociologie historique des sciences de gouvernement.

Notes:

2-7178-4683-2

Equipe de recherche :