Type de publication:

Articles

Source:

e-migrinter, Université de Poitiers ; MIGRINTER, Ticket 22 (2021)

Numéro d'appel:

hal-03488473

URL:

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-03488473

Résumé:

A partir de l’expérience d’accompagnement de personnes en demande d’asile, particulièrement de la préparation à l’entretien à l’OFPRA, cet article cherche à comprendre pourquoi certains récits restent inaudibles. En plus des constats déjà établis que le récit de l’asile est contraint et empêché par de nombreux obstacles, je montre qu’un corpus de savoir est constitué en amont de la formation du récit de l’asile et parle avant et à sa place. Celui-ci représente une violence épistémique qui dépossède certaines personnes en demande d’asile de leur parole et en fait des subalternes ne pouvant être entendus. L’existence d’une violence épistémique doit questionner nos pratiques de recherche : en effet, la formation d’un savoir hégémonique met les chercheur·es en position de surplomb qui en plus de reproduire les rapports de domination dans les enquêtes conduites, et donc l’ordre établi, pose des biais dans la perception des réalités sociales.

Notes:

Humanities and Social Sciences/Social Anthropology and ethnologyJournal articles

Equipe de recherche :