Type de publication:

Conference Paper

Source:

5ème Conférence Internationale sur l’Environnement Institutionnel et Technologique de la Microfinance – ITEM 5 – Microfinance – la riposte, Casablanca, Morocco (2014)

Numéro d'appel:

halshs-01324618

URL:

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01324618

Résumé:

Both microcredit and territorial development professionals aim towards socioeconomic development relying on the work and inner resources of the beneficiary population. Thus, it seems natural to study the relationships between that financing tool and this approach to development. A number of studies showed that microcredit may be useful to fight against poverty, but it is not at all a panacea en terms of socioeconomic development. What can be its utility when implemented in highly disadvantaged territories? Three development projects of small-scale territories, that were carried in Morocco during the 2008-2011-period and partially based on this kind of financing, offer the opportunity to study the suitability of this tool, and at the same time the influence of the small size of the area. These experiences showed that microcredit is not relevant to help the poorest populations, who have irregular incomes. Indeed, microcredit implies a heavy constraint for beneficiaries: the regular repayment of the loan, which can become quickly unbearable for these vulnerable populations. Besides, the small size of the target territory is a further complication for the success of a microcredit program. However, it is possible to overcome this constraint, provided, first, that the beneficiaries of microcredit program do not represent a too high proportion of the whole population of the area and, second, that they are able to refund regularly their loans.Les professionnels du microcrédit comme ceux du développement territorial visent un développement socioéconomique basé sur le travail et les ressources propres des populations bénéficiaires. Il semble donc naturel d’étudier les relations entre cet instrument de financement d’une part, et cette approche du développement d’autre part. De nombreuses études indiquent que le microcrédit a une réelle utilité sur le plan de la lutte contre la pauvreté, mais qu’il est loin de constituer un outil miracle en matière de développement. Qu’en est-il lorsqu’il est mis en œuvre dans des territoires particulièrement défavorisés ? Trois projets de développement de territoires d’échelle restreinte, menés au Maroc de 2008 à 2011 et fondés en partie sur ce mode de financement, offrent l’opportunité d’étudier la pertinence de cet outil, ainsi que l’influence de la petite taille du territoire concerné. Il ressort de ces expériences que le microcrédit ne constitue pas la formule appropriée pour toucher les populations les plus pauvres, dont le revenu est irrégulier. En effet, il impose une astreinte forte : le remboursement régulier de traites, qui peut vite devenir insupportable pour ces populations fragiles. La petite taille du territoire cible constitue quant à elle une contrainte supplémentaire pour la réussite du programme. Toutefois, un tel obstacle n’est pas insurmontable pour peu, d’une part, que les bénéficiaires du microcrédit ne représentent pas une part trop élevée de la population totale de ce territoire et, d’autre part, qu’ils soient capables de faire face régulièrement aux traites.

Notes:

Humanities and Social Sciences/Economies and financesHumanities and Social Sciences/SociologyConference papers