Type de publication:

Ouvrages

Source:

Revue de Géographie Alpine / Journal of Alpine Research, Association pour la diffusion de la recherche alpine, France (2017)

Numéro d'appel:

halshs-01706307

URL:

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01706307

Résumé:

The alternation between day and night has long structured life on Earth and determined the ways in which societies, as well as our individual and collective rhythms, function. From the beginning, humans have sought to escape the rhythms imposed by Nature and to extend their empire across the globe. While this conquest of the world system is now more or less complete, night – characterised, like a mountain, by seasonal rhythms and a gradual incline – has long remained a time and space almost untouched by human activity: a downtime, a world unexplored. But times are changing. For the past 20 years, economic and social activities have gradually colonised the night. Lighting is becoming commonplace everywhere, and its purpose is steadily changing, for example, from security to convenience. Many kinds of machinery run nonstop, and night work is becoming routine. The general trend is for there to be an increase in the prevalence and range of services. The extension of business opening hours into the night is becoming more and more common. The availablity of night-time entertainment is expanding. Theme nights are a hit. The media curfew is over, and the Internet makes it possible to surf all night long. The result is that we sleep an hour less than our grandparents did; in big cities, the night has been reduced to three wee hours between 1:30 a.m. and 4:30 a.m. These movements to expand economic and social activity beyond the boundaries of the day, this “nocturnalisation” of society and “diurnisation” of the night in Western cities and metropolises, have been well documented. They have received less attention, however, outside urban centres and specifically in mountain areas. The central assumption of this call for articles is that mountains have not been spared the reach of the day into the night, and are becoming territories of tension, investigation, creativity and experimentation that compel us to rethink our ways of living by examination of their nocturnal and temporal dimensions.L’alternance jour-nuit a structuré la vie sur terre, conditionné le fonctionnement de nos sociétés et l’ensemble de nos rythmes individuels et collectifs. Depuis l’origine, l'Homme n'a eu de cesse d’échapper aux rythmes de Dame nature, pour étendre son emprise sur l'ensemble de la planète. Dans cette conquête du système monde aujourd'hui à peu près achevée, la nuit – comme la montagne marquée par les saisonnalités et la pente – est longtemps restée un espace-temps peu investi par l'activité humaine, un temps d’arrêt et un monde à explorer. Mais les temps changent. Depuis une vingtaine d’années, on assiste à une colonisation progressive de la nuit par les activités économiques et sociales. L’éclairage se généralise et sa fonction change progressivement de fonction, de la sécurité à l'agrément, de l’éclairage aux illuminations. De nombreux équipements fonctionnent en continu et le travail de nuit se banalise. La tendance générale est à une augmentation de la périodicité, de l’amplitude et de la fréquence des services. Les nocturnes sont de plus en plus nombreuses. L'offre de loisirs nocturnes se développe. Les nuits thématiques font recette. Le couvre-feu médiatique est terminé et Internet permet de surfer toute la nuit. Conséquence : nous dormons une heure de moins que nos grands-parents et dans les métropoles, la nuit est désormais réduite à trois petites heures de 1h30 à 4h30. Ces mouvements d’expansion de l’activité économique et sociale au-delà de la limite du jour, cette « nocturnalisation » de la société et cette « diurnisation » de la nuit, sont désormais bien étudiés dans les villes et métropoles occidentales. Elles sont moins explorées hors des zones urbaines et particulièrement en montagne. L’hypothèse centrale de l’appel à articles est que les montagnes ne sont pas épargnées par cette extension du domaine du jour et qu’elles deviennent des territoires de tensions, d’investigation, de créativité et d’expérimentation qui nous obligent à repenser nos modes d’habiter en y intégrant la dimension nocturne et temporelle

Notes:

Humanities and Social Sciences/SociologyHumanities and Social Sciences/Political scienceHumanities and Social Sciences/Architecture, space managementHumanities and Social Sciences/GeographyDirections of work or proceedings

Equipe de recherche :