Type de publication:

Articles

Source:

Revue de Géographie Alpine / Journal of Alpine Research, Association pour la diffusion de la recherche alpine (2018)

Numéro d'appel:

halshs-01769585

URL:

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01769585

Résumé:

The night has long been a time-space marked by the low investment of human activity - a time of pausing, a « border », in the American sense of frontier, «a limit reached through the exploitation and advancement of colonizers looking to establish outposts in lands hitherto empty or sparsely populated” (Brunet, 1992). It has been a limit at which one encounters not one’s neighbours but the unknown -- the mark, in other words, of a territory to be explored. Times have changed, however. Over the last twenty years, we may point to a colonization of the night by human activities. These movements of extension beyond the limits of the day (Gwiazdzinski, 2003 ; Crary, 2013), this nocturnalization (Koslowski, 2011) of society and diurnalization of the night are now well studied in relation to urban contexts, to the point at which one may now speak of the emergence of “Night Studies” in relation to urban contexts (Straw, 2017). The same changes are less examined outside of cities and, in particular, in relation to mountains, territories which are regularly subject to exploitation and reinvention (Sgard, 2001). Beyond the clichés that surround them, both the mountain and the night are now observed and studied separately as territories of innovation (Attali, Granet Bisset, Dalmasso, 2014 ; Gwiazdzinski, 2015).La nuit est longtemps restée un espace-temps peu investi par l'activité humaine, un temps d’arrêt, une « frontière » - au sens américain et colonialiste du terme de « front pionnier », c’est-à-dire « la limite atteinte par la mise en valeur, l’avancée des colons qui viennent établir une colonie sur des terres jusque-là vides ou peu peuplées » (Brunet, 1992), un front où l’on affronte non les voisins, mais l’inconnu, un territoire à explorer. Mais les temps ont changé. Depuis une vingtaine d’années, on assiste à une colonisation progressive de la nuit par les activités humaines. Ces mouvements d’expansion au-delà de la limite du jour (Gwiazdzinski, 2003 ; Crary, 2013), cette « nocturnalisation » de la société (Koslowski, 2011) et cette « diurnisation » de la nuit, sont désormais bien étudiés en milieu urbain au point de pouvoir parler d’émergence des « Night studies » (Straw, 2017). Ces évolutions sont moins documentées hors des villes et particulièrement en montagne, un territoire exploré, exploité et régulièrement « ré-inventé » (Sgard, 2001). Au-delà des clichés, la montage et la nuit sont désormais observés et étudiés séparément comme des territoires d’innovation (Attali, Granet Bisset, Dalmasso, 2014 ; Gwiazdzinski, 2015).

Notes:

Humanities and Social Sciences/SociologyHumanities and Social Sciences/Political scienceHumanities and Social Sciences/Architecture, space managementHumanities and Social Sciences/GeographyJournal articles

Equipe de recherche :