Type de publication:

Articles

Source:

Annales de l'Association Internationale de Climatologie, Volume 1, p.289-299 (2004)

Numéro d'appel:

halshs-00324647

URL:

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00324647

Mots-clés:

Grenoble

Résumé:

All the large known water raises of Isère in Grenoble were observed between the XVII and the XIX century. The1859 flooding marks the last great water rise of Isère. The city has never been flooded since. Is the peace of Isère during the XX century absolute or related to a climatic change? To answer these questions, this study aims initially at determining the climatic characteristics of these hydrological events. In the second time, in order to evaluate the more or less exceptional character of these climatic conditions, the maximum annual values of cumulated precipitations, from one to six consecutive days, were adjusted with the Gumbel law. The procedure then was renewed with daily precipitations coupled to a rise of the temperatures. It appears in a rather clear way that these risings follow upon truly exceptional climatic conditions with a return period close to a thousand years. Also, the absence of these great risings during the XX century is not astonishing on a statistical level, and perhaps we should not see there the mark of a regional or planetary climatic change.Les grandes crues connues de l'Isère à Grenoble ont toutes été observées entre le XVIIème et le XIXème siècle. L'inondation de 1859 marque la dernière grande crue d'inondation de l'Isère. La tranquillité de l'Isère au cours du XXème siècle est-elle définitive ou liée à une modification climatique ? Pour répondre à ces questions, l'étude vise dans un premier temps à cerner les particularités climatiques de ces évènements hydrologiques. Dans un second temps, afin d'évaluer le caractère plus ou moins exceptionnel de ces conditions climatiques, les valeurs annuelles maximales des précipitations cumulées, d'une journée à six journées consécutives, ont été ajustées à la loi de Gumbel. La démarche a été ensuite reconduite avec les précipitations journalières couplées à une hausse des températures. Il apparaît d'une manière assez nette que ces crues font suite à des conditions climatiques véritablement exceptionnelles dont la période de retour avoisine le millier d'années. Aussi, l'absence de ces grandes crues au cours XXème siècle n'est pas étonnante sur un plan statistique, et il ne faudrait peut-être pas y voir la marque d'un changement climatique régional ou planétaire.

Notes:

Humanities and Social Sciences/GeographyJournal articles

filet
Tag biblio :