Type de publication:

Articles

Source:

Revue d'Anthropologie des Connaissances, Société d'Anthropologie des Connaissances, Volume 3, Ticket 1 dossier "retours sur la notion d'objet-frontière", p.29-49 (2009)

ISBN:

1760-5393

Numéro d'appel:

halshs-00411292

URL:

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00411292

Mots-clés:

Loup

Résumé:

In this article, we confront the boundary-object model proposed by Star and Griesemer with an exemplary case of coordination between the nature management world and the academic research world: the production of an estimation of the wolves' number in France. In a first section, we show that this production constitutes a collective activity, orchestrated by a nature manager: the national Office for Hunting and Wildlife, and involving several actors, including research laboratories. We present these actors and precise their motivations and their role in the treatment chain of the wolf presence material signs collected on the field. We observe that the coordination between these actors does not prevent them from maintaining their own practices and aims. In the second section, we show that this coordination relies on a boundary-object — the wolf “hair” — and more precisely on its equipment (codes, conventions) during the various stages of its treatment: “invisible infrastructures” are indeed attached to the wolf “hair”, that are transported and transformed with him, enabling its inscription in various practise communities and, finally, the production of a quantitative estimation of the wolves' number in France.Dans cet article, nous confrontons le modèle d'objet-frontière proposé par Star et Griesemer (1989) à un cas exemplaire de coordination entre le monde de la gestion de la nature et celui de la recherche académique : l'élaboration d'une estimation de l'effectif de la population de loups en France. Dans une première partie, nous voyons que cette élaboration constitue une entreprise collective, orchestrée par un acteur de la gestion de la nature : l'Office national de la chasse et de la faune sauvage, dans laquelle interviennent plusieurs acteurs, dont des laboratoires de recherche, que nous présentons et dont nous précisons les motivations et le rôle dans la chaîne de traitement des indices matériels de présence des loups recueillis sur le terrain. Nous observons que la mise en place d'une coordination entre ces acteurs ne les empêche pas de maintenir leurs communautés d'objectifs et de pratiques propres. Dans la deuxième partie, nous montrons que cette coordination repose sur un objet-frontière — le « poil » de loup —, et plus particulièrement sur son équipement (codes, conventions) au cours des différentes étapes de traitement : des « infrastructures invisibles » sont en effet attachées au « poil » de loup, qui sont transportées et transformées avec lui, et qui rendent possible son inscription dans des communautés de pratiques différentes et, au final, la production d'une estimation chiffrée du nombre de loups sur le sol français.

Notes:

disponible sur le site : http://www.cairn.info/revue-anthropologie-des-connaissances-2009-1.htmHu... and Social Sciences/SociologyJournal articles

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