Type de publication:

Thesis

Source:

Université Grenoble - Alpes, Ticket 2016GREAH011 (2016)

Numéro d'appel:

tel-01481282

URL:

https://halshs.archives-ouvertes.fr/tel-01481282

Résumé:

The dominant residential model frequently implies living at a distance from the workplace.Economists, geographers and sociologists have shown the consequences of such a residentialchoice in terms of economic costs, modal choice, environmental impacts and the socio-spatialdistribution of populations. The spatial-temporal approach presented here, which has beenrelatively little studied until now, aims to put into perspective the different ways in whichlong daily journey-to-work movements are managed, notably through programming activities.It examines the spatial-temporal equation of families who have to reconcile and articulatethe different spheres of daily life (work, family, journeys) in situations where time-budgetsare under severe strain due to the distances involved. This research is based on the generalhypothesis that the solution to this equation requires putting into place social-spatialstrategies and regular adjustments, both within households and within the close social andspatial environment. The daily mobility of Luxembourg’s frontier workers, characterised bylong journey-to-work movements and the crossing of a state border, represents a relevant casefor analysis, where the separation between places of work and residence takes on particularand accentuated forms. Although frontiers are tending to disappear within the Schengen area,the research hypothesises that borders retain an organisational influence on the daily routinesof frontier workers. The heuristic analysis grid is based on the link between experiences andperceptions from which spatial-temporal associations emerge and correspond with particularspatial life-styles. The first level of analysis which considers spatial behaviour of all Luxembourgfrontier workers, shows strong links with the place of residence and the constrainedorganisation of activities based on short distances. A comparison with the spatial-temporalbehaviour patterns of non-frontier workers at Voiron (part of the Grenoble metropolitan area)confirms these results and demonstrates that the activities of frontier workers take place toa greater extent around the home. The qualitative analysis points to a particularly difficultlifestyle with tensions between family and professional lives. The time-distance involved canbe supported if it is associated with other forms of proximity (spatial, social or family-related).Faced with such a lifestyle, differentiated strategies of adaptation are implemented by households,based on temporal, economic and social resources in association with the neighbouringenvironment. In these spatially determined metropolitan life patterns, the associations betweensocial proximity and work distances create a system. Borders remain a major organisationalelement in daily patterns of life due to the importance of the distance between places of workand residence and the persistence of complex perceptions of neighbouring country.Le modèle résidentiel dominant implique le plus souvent un éloignement par rapport au lieude travail. Économistes, géographes et sociologues ont montré les conséquences d’un tel choixrésidentiel en termes de coût économique, de choix modal, d’impact environnemental et derépartition socio-spatiale des populations. Encore peu explorée, l’approche spatio-temporelleproposée cherche à mettre en perspective les modalités de gestion des longues distancesquotidiennes domicile-travail notamment au travers des programmes d’activités. La réflexionexamine l’équation spatio-temporelle des familles qui doivent concilier et articuler les différentessphères de la vie quotidienne (travail, famille, déplacement) dans des situations debudget-temps sous forte tension en raison de cette distance. Elle fait l’hypothèse généraleque la résolution de l’équation nécessite la mise en place de stratégies spatio-temporelles etd’ajustements réguliers au sein des ménages et dans l’environnement social et spatial proche.La mobilité quotidienne des frontaliers du Luxembourg, marquée par les longs déplacementsdomicile-travail et le franchissement d’une frontière étatique constitue un cas d’analyse pertinent,où la rupture entre espace de travail et espace de résidence prend des formes accentuéeset particulières. Bien que les frontières tendent à s’effacer au sein de l’Espace Schengen, larecherche formule alors l’hypothèse qu’elles conservent un pouvoir organisateur sur les pratiquesquotidiennes des travailleurs frontaliers. La grille heuristique s’appuie sur le couplepratiques/représentations à partir duquel, des agencements spatio-temporels apparaissent etcorrespondent à des modes de vie spatialisés particuliers. Le premier niveau d’analyse quiporte sur les comportements spatiaux de l’ensemble des frontaliers du Luxembourg montreun fort ancrage résidentiel et des plannings d’activités courts et contraints. Une comparaisonavec les comportements spatio-temporels d’actifs non frontaliers de Voiron (espace métropolitaingrenoblois) conforte ces résultats et montre que les activités des frontaliers se déploientdavantage à proximité du domicile. L’enquête qualitative met bien en évidence un rythmede vie particulièrement soutenu marqué par des tensions entre vie familiale et vie professionnelle.La distance temps est soutenable si elle s’assortit de proximités, familiales, spatiales, ousociales. Face à ce rythme, des stratégies d’adaptation différenciées s’appuyant sur les ressourcestemporelles, économiques et sociales sont bien élaborées par les ménages en lien avecleur environnement proche. Dans les modes de vie spatialisés métropolitains qui se dessinent,l’agencement entre proximités sociales et distance au travail fait ainsi système. La frontièrereste un élément organisateur des pratiques quotidiennes à travers l’éloignement résidentiel etla persistance de représentations complexes de l’espace voisin.

Notes:

Fonds National de la Recherche du Luxembourg (FNR)Nadine Cattan (Présidente)Vincent Kaufmann, Professeur à l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (rapporteur)Grégory Hamez (rapporteur)Marie-Christine Fourny (diréctrice)Luc Gwiazdzinski (co-encadrant)Philippe Gerber (co-encadrant)Olivier Klein (co-encadrant)Bernard Reitel (examinateur)Humanities and Social Sciences/GeographyHumanities and Social Sciences/Architecture, space managementTheses