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Séminaires et ateliers
Filmer le travail des relations sociales

Performers#10 – La fabrique de l’éphémère est une série documentaire sur le travail. En 2016, le Musée des Arts et Métiers -institution muséale de l’époque pré-industrielle- proposa à dix artistes-plasticiens de créer une performance dans ses allées d’exposition : de quoi, sans doute, redonner une place au travail humain alors même que ce musée donne à voir les machines et les objets techniques inventés par le travail mécanique, tels des emblèmes des premiers âges de… la performance industrielle.

 

Ici, le geste artistique est venu replacer la question du travail au cœur même de l’activité humaine, au sens d’un travail humain tel que le rappelle le psychanalyste Denis Vasse dans Le temps du désir, essai sur le corps et la parole« Le travail n’est humain que lorsqu’il noue ensemble le discours de l’homme et son corps. À cette condition, il a quelque chose à voir avec la parole : comme elle, il est le lieu de l’unité et de la différence entre le corps de l’homme et son discours. Comme elle, il est l’expression du désir » (Vasse, 1977 : 96-97). Mais, comment rendre compte de ce que pouvait faire la performance artistique à ce lieu qui symbolise l’avènement de la performance industrielle ? En s’attachant aux “performances interactionnelles” entre cette institution patrimoniale et les artistes-performers.

 

Par l’observation filmée des situations de coopération et de négociation, il devenait possible de faire le récit de ce qui se jouait pour cet établissement de la culture entrepreneuriale devenu soudain si vulnérable face au geste artistique. Entre ces anciennes machines de la mécanique industrielle se manifestait, le temps d’un week-end, la fabrique de l’éphémère.

 

Christian Lallier est anthropologue et cinéaste. Il a réalisé une douzaine de documentaires dont Nioro-du-Sahel, une ville sous tension (1997)L’argent de l’eau (2005)L’élève de l’Opéra (2015). Ses travaux de recherche l’ont conduit à développer une méthode de l’enquête ethnographique par le documentaire d’observation : l’anthropologie filmée. A l’issue de sa thèse à l’EHESS, il publie Pour une anthropologie filmée des interactions sociales aux Editions des Archives Contemporaines. Il enseigne l’anthropologie filmée depuis plus de 15 ans dans l’enseignement supérieur et auprès des laboratoires de recherche.

 

Mélodie Drissia Tabita est vidéaste, ethnographe et artiste sonore. Après un Master en cinéma documentaire à l’Université de Provence, elle réalise son premier film en 2016, Avec le frère de mon père mort, sélectionné en compétition au RISC à Marseille et au Festival International du film numérique de Cotonou. En 2018, sa vidéo-sonore Faut pas t’inquiéter est sélectionnée au festival Les Instants Vidéos. En 2019, son poème sonore La dame au pain biscuit est publié sur la radio en ligne R22 tout le monde. Elle réalise actuellement le montage de son deuxième film documentaire, La maison et la route.

 

En 2016, Christian Lallier fonde le Lab’AF-Laboratoire d’anthropologie filmée– : une société de production audiovisuelle qu’il dirige avec Mélodie Drissia Tabita. Ils produisent et réalisent des documentaires pour des institutions de recherche (Musée des Arts et Métiers, Univ. Paris 1 Panthéon Sorbonne, CNRS,…) ainsi qu’une enquête ethnologique de plus d’un an sur le patrimoine immatériel d’un site industriel. Ils viennent de réaliser une anthropologie filmée sur une action culturelle avec les habitants de Prezegat, un quartier de Saint-Nazaire. Un documentaire co-produit avec la CNCM Athenor est actuellement en cours de montage.

9:30 - 12:30
19 janvier 2022
Chercheur.e.s impliqué.e.s : 
Cycle de séminaire : 
Ouvert à tous
Séminaires et ateliers
Tvaïan

[ANNULATION COVID-19] Evènement annulé en raison de la crise sanitaire due au coronavirus

 

En 1989 au Kamtchatka, un clan familial Even quitte le khokloze en train de s'effondrer pour retourner vivre de chasse et de pêche dans la forêt ; il y a cinq ans, j'entame un terrain d'anthropologie chez eux. Le rough cut du film présenté raconte l'histoire de cette rencontre en images et en son; il est en lui même une manière de pluraliser les formes de la restitution en anthropologie et plus généralement en sciences humaines.

 

Nastassja Martin est anthropologue, spécialiste des peuples autochtones du Grand Nord. Après une thèse de doctorat et un premier livre sur les Gwich'in en Alaska (Les âmes sauvages, La découverte, 2016) elle traverse le détroit de Bering pour entamer une étude comparative auprès des Even. Elle est l'auteur de Croire aux fauves (verticales, 2019), et co-réalisatrice de deux 52 minutes pour arte (un hiver en pays even/ un été en pays even, 2018 et 2020).

9:30 - 12:30
25 mars 2020
Chercheur.e.s impliqué.e.s : 
Cycle de séminaire : 
Ouvert à tous
Séminaires et ateliers
Une approche sensible du terrain grâce au film

[ANNULATION COVID-19] Evènement annulé en raison de la crise sanitaire due au coronavirus

 

Retour d’expériences sur une enquête audiovisuelle mêlant volcanisme géologique et socio-politique à Fogo, au Cap-Vert

 

Cette présentation a pour objectif de revenir sur le recueil de données audiovisuelles ainsi que l’écriture et la diffusion des films tels que pratiqués dans le cadre d’une recherche en géographie réalisée au Cap-Vert, à Chã das Caldeiras, petit village situé dans la caldera effondrée du volcan actif de Fogo, au pied du Pico de Fogo, point culminant de l’île éponyme. La succession de plusieurs éruptions volcaniques, avec trois évènements ayant directement touché ce village depuis sa création en 1917, et le statut de la terre dans cet espace – qui demeure officiellement la propriété de l’État– font du cas capverdien un exemple original pour analyser les oppositions entre stratégies formelles et informelles, publiques et privées, internes et externes.

Les films produits se servent du volcanisme géologique comme métaphore du volcanisme social et émotionnel, qui habite les habitants de Chã das Caldeiras, dans un positionnement de recherche radical refoulant l’aléa naturel au second plan, mis en balance par rapport aux aléas sociétaux. Entre le volcanisme au sens propre et le volcanisme symbolique (socio-politique) à Fogo. L’apport d’un regard filmique au cours d’une recherche géographique effectué sur le temps long, permet de révéler les forces en présence et d’explorer les raisons structurelles de domination, l’enjeu étant la valorisation de la puissance d’agir de ceux qui sont privés de pouvoir, via le renforcement du pouvoir de parole, entendu comme les capacités de dire et de se dire des exclus, des invisibles et des sans-voix (Le Blanc, 2011).

 

Floriane Chouraqui est docteure en géographie et réalisatrice, avec une formation universitaire articulant géographie et anthropologie visuelle. Depuis septembre 2019, elle exerce la fonction d’ingénieure d’étude dans le cadre du programme FEDER-POIA CoRESTART et ce titre membre du laboratoire EVS (Environnement Ville Société) et de l’Université Lyon 3 – Jean Moulin, et donne également des cours dans deux universités (Lyon 3 et Paris 1).

Ses recherches ont pour caractéristique d’explorer les liens étroits entre risques et développement sociétal. Ils adoptent une démarche globale, multiscalaire et diachronique en prenant en compte les facteurs physiques et humains liés aux menaces ainsi que les processus de construction de la vulnérabilité sous l’angle des contraintes quotidiennes socio-économiques et des choix politiques de développement et d’aménagement. Mobiliser le film apparaît comme un choix scientifique à part entière, qui permet, du moins en partie, de s’affranchir des codes de l’écriture scientifique classique afin de donner à entendre, à sentir, un vécu de l'espace. Le choix cinématographique se trouve au centre de sa démarche géographique, au niveau conceptuel, mais aussi pratique, avec l’élaboration d’une méthodologie filmique abordée sur trois axes :

  • premièrement, la recherche filmique par le documentaire,
  • deuxièmement la recherche filmique participative
  • et enfin, la mise en place d’un dialogue entre les différents acteurs du territoire autour des productions réalisées et l’analyse de ces échanges.

 

Ses films font donc partie intégrante dans son travail de recherche, à la fois comme outil d’enquête, de traitement, de diffusion, de restitution et de partage des savoirs. A ce titre, elle s’attache à développer une approche critique et réflexive sur sa pratique. En plus de son utilisation du film dans la recherche, elle forme également des étudiants géographes aux outils audiovisuels dans le cadre de TD dédiés à la formation vidéo. Dès que cela est possible, même lorsqu’il ne s’agit pas de TD spécifiques aux outils audiovisuels, elle inclue dans ces enseignements une réflexion sur l’utilisation des méthodes d’enquête filmiques et une sensibilisation à l’analyse critique des documents (audio)visuels.

9:30 - 12:30
8 avril 2020
Chercheur.e.s impliqué.e.s : 
Cycle de séminaire : 

Reconstruction post-éruption à Chã das Caldeiras à Fogo, au Cap-Vert, avril 2017 (auteur : Danilo Fontes).

Ouvert à tous
Séminaires et ateliers
Chercheur.e.s et artiste en résidence filmique à Lussas

Le laboratoire Pacte a initié en 2016, en partenariat avec la Cinémathèque de Grenoble, un atelier-vidéo afin de promouvoir les expériences autour du film en sciences humaines et sociales. Du 9 au 13 décembre 2019, cet atelier prendra de l'ampleur avec l'organisation d'une résidence filmique.

 

Ce temps de résidence vise à accompagner des projets de films portés par des chercheur.e.s et des artistes. Il se déroulera à Lussas, en Ardèche, en collaboration avec Chantale Steinberg de l'Ecole du documentaire et Ardèche Images. Organisée autour de temps collectifs et individuels, le groupe sera accompagné par deux professionnels : Vladimir Léon pour l'écriture filmique, et Agnès Bruckert pour le montage.

 

La résidence donnera lieu à un séminaire de retour-de-résidence à Grenoble début 2020. Le groupe aura plaisir à revenir sur le processus et à partager les formes filmiques en cours avec toutes les personnes intéressées par cette dynamique.

 

Ce projet est soutenu par les laboratoires Pacte et Cresson, par la SFR Création, la MSH-Alpes et l'INSHS.

Contact : 
Olivier Labussière
9 décembre 2019 - 13 décembre 2019
Chercheur.e.s impliqué.e.s : 
Cycle de séminaire : 

Photo de Olivier Labussière

Séminaires et ateliers
La caméra, objet médiateur dans les recherches avec les autochtones

Béatrice Collignon est Professeure au département de géographie et aménagement de l’UFR STC (Science des territoires et de la communication) de l’Université Bordeaux Montaigne et membre de l’UMR 5319 Passages.

Ses recherches portent sur les processus de construction des savoirs géographiques, en particulier les savoirs vernaculaires, et sur les modalités de rencontres entre ces derniers et la géographie universitaire, dans une perspective critique inspirée des post-colonial studies. Ses travaux empiriques sont conduits principalement avec les Inuinnait (un groupe inuit de l’Arctique central occidental canadien, entre Nunavut et Territoires du Nord-Ouest), depuis la fin des années 1980.

 

A partir de 1998, j’ai intégré la vidéo dans mon travail de recherche. D’abord comme un outil d’enregistrement d’entretiens, puis très vite comme une forme d’écriture puissante, pouvant compléter les textes et, au-delà, en tant que forme d’écriture scientifique, pouvant participer à la transformation des savoirs scientifiques en sciences humaines.

Si ma dernière réalisation remonte à 2008 je n’ai cessé depuis de travailler la question, à travers notamment l’accompagnement de très nombreuses réalisations d’étudiants de Master.

 

Réalisations filmiques :

 

2008

  • Mary’s qulliq, Paris / Bologne, U. Paris 1, UFR de géographie, Atelier GéoVidéo, 7’30 (version longue 10'40)– film en inuinnaqtun sans traduction.
  • Doing seals at Queen’s Bay, Paris / Bologne, U. Paris 1, UFR de géographie, Atelier GéoVidéo, 33’ – film en anglais sans traduction.

2006

  • Putting inuinnait place names on the map, Paris, U. Paris 1, UFR de géographie, Atelier GéoVidéo, 15’20 (version longue 28') – film en anglais (et quelques dialogues en inuinnaqtun).
  • Des noms de lieux à la carte en pays inuit, Paris, U. Paris 1, UFR de géographie, Atelier GéoVidéo, 15’20 – film en français, en anglais sous-titré en français (et quelques dialogues en inuinnaqtun). (2007, version en italien ; 2004, version en espagnol du "pré-film" - avant montage définitif).

2002

  • Espaces domestiques – morceaux choisis, Paris, U. Paris 1, UFR de géographie, Atelier GéoVidéo, 16’30 (montage d’extraits de films de fiction).

2001

  • From igloos to 3-bedrooms houses, reflections from Inuit elders, Paris, U. Paris 1, UFR de géographie, Atelier GéoVidéo, 18’40 – film en anglais et en inuinnaqtun sous-titré en anglais.
  • Des iglous aux maisons contemporaines, paroles de femmes inuit, Paris, U. Paris 1, UFR de géographie, Atelier GéoVidéo, 18’40 – film en français, en anglais sous-titré en français et en inuinnaqtun doublé en français. (2007, version sous-titrée en italien ; 2008, version sous-titrée en espagnol).
Contact : 
Olivier Labussière
14:00 - 17:00
25 novembre 2019
Cycle de séminaire : 

Photo de Beatrice Collignon

Ouvert à tous
Séminaires et ateliers
Du point de vue au point de voir : une approche vidéographique de l’altérité comme pratique de réflexion territoriale.

En regard des paradigmes d’un urbanisme qui se veut davantage participatif et d’un renouvellement des modes d’approches et de représentation de l’espace, du territoire et du projet, Lucinda Groueff interroge dans le cadre d’une thèse CIFRE (convention avec la communauté de communes Plaine Commune et la municipalité Saint-Denis) la place de l’Autre dans l’évolution de démarches urbaines, à travers l’usage fait de la video dans le champs de l’urbanisme. Les enjeux de cette recherche, menée entre 2012 et 2018, s’articulent autour de l’expérimentation d’une pratique audiovisuelle inspirée du néologisme créé par Fernand Deligny, « camérer ». Huit ateliers avec des dionysiens volontaires ont permis d’envisager la pratique vidéo comme construction collective de rapports au territoire et la mise en circulation d’images de devenirs en commun.
Cette séance permettra de discuter des ressorts et des biais de cette méthodologie expérimentale ainsi que d’un dispositif filmique envisagé comme prétexte à créer évènement et bouleverser des codes de représentation de
« habiter », de « l’habitant ».

 

Lucinda Groueff est architecte, urbaniste vidéaste et membre du Lab’Urba à l’Université Paris-Est. Elle travaille depuis 2007 en collaboration avec des artistes, des professionnels de l’aménagement et des chercheurs en sciences sociales autour de questions de visualisation de l’urbain, les conditions et enjeux de leur production et diffusion. Ses projets à la croisée de la création vidéographique et de l'anthropologie visuelle, expérimentés aux côtés de communautés de communes, de collectivités locales, de bailleurs sociaux et au sein du collectif Penser l’urbain par l’image (Labex Futurs Urbains), portent sur les pratiques collaboratives de représentations territoriales, développées comme approches environnementales.

Contact : 
Olivier Labussière
9:30 - 12:30
5 février 2020
Cycle de séminaire : 
Ouvert à tous
Séminaires et ateliers
Dans les jupes de tes montagnes

Deux films seront présentés, pour engager une réflexion autour des possibilités de représentation de l’écologie dans le cinéma documentaire. Le premier, l’Algue et le champignon, court métrage de 16 mn, pose la question des manières de mettre en scène le végétal, des possibilités cinématographiques qu’il offre et des moyens de le connaître par le film ou par la science botanique. Le second, « Dans les jupes de tes montagnes » est en cours d’écriture. Le film confronte deux types de rapport à l’élément végétal : celui des paysans cultivateurs de quinoa de l’Altiplano bolivien, et celui des ingénieurs agronomes venus de loin dans leur petit village isolé pour les convaincre d’acheter des engrais chimiques. Quelques séquences de travail seront montrées pour réfléchir à la démarche de l’écriture documentaire, à l’approche ethnographique en cinéma documentaire, et aux enjeux de filmer les relations complexes à l’environnement qui existent dans ce village, entre animisme et naturalisme.

 

Claire Second a étudié les Beaux-Arts, l’écologie scientifique, puis le cinéma documentaire à Lussas en 2016. C’est dans ce cadre qu’elle réalise le court-métrage « l’Algue et le champignon », qui propose une réflexion esthétique sur les lichens, fortement imprégnée de culture scientifique. Elle prépare actuellement son premier film « Dans les jupes de tes montagnes » en cours de production aux Films du Temps scellé, sur une communauté de cultivateurs de quinoa dans l’Altiplano bolivien.

9:30 - 12:30
12 avril 2019
Cycle de séminaire : 
Ouvert à tous
Séminaires et ateliers
L'anthropologue-cinéaste face aux terrains. Sobriété énergétique et filmique

Violeta Ramirez analysera dans une perspective critique et réflexive l´approche méthodologique adoptée pour étudier les pratiques de sobriété énergétique (réduction de la consommation d´énergie et de l´empreinte écologique par des changements de comportement). Elle proposera la notion de sobriété filmique pour décrire la méthode de l´anthropologue-cinéaste et confrontera cette approche à celle utilisée dans la production de documentaires pour la télévision.

 

Violeta Ramirez est née en Argentine et vit en France depuis 2010. Elle a fait ses études en anthropologie sociale (Université de Buenos Aires, École des Hautes Études en Sciences Sociales) et en cinéma documentaire (Paris Nanterre). Depuis 2014, elle réalise un doctorat en anthropologie filmique sur la sobriété énergétique, dans le cadre duquel elle a réalisé le film Les nouveaux modernes (2016, 45mn). Elle a réalisé en auto production d´autres films documentaires moyens et courts (Aimer à mort, Le Récupérateur), a travaillé dans la production et scénario d´une série documentaire pour la télévision argentine (Autosustentables) et a réalisé des études ethnofilmiques pour des institutions publiques (Ademe).

9:30 - 12:30
6 mars 2019
Cycle de séminaire : 
Ouvert à tous
Séminaires et ateliers
L'encyclopédie des migrants

Le projet d’expérimentation artistique "L'encyclopédie des Migrants" entrepris à l’initiative de l’artiste Paloma Fernández Sobrino a réuni 400 témoignages d’histoires de vie de personnes migrantes, sous formes de lettres et de photographies. Il s’agit d’un travail contributif parti du quartier du Blosne à Rennes et qui a  rassemblé un réseau de 8 villes de la façade Atlantique de l’Europe, entre la Bretagne et Gibraltar. L’objet de ce film est de laisser une trace du projet dans sa globalité, de la naissance de l’idée à la production finale de l’ouvrage, en passant par le processus de création et la démarche collective. Le film a une fonction réflexive : il contribue à la fois à la  mémoire du projet et au débat public. Ce film est disponible en quatre versions sous-titrées (français, anglais, espagnol, portugais).

 

Benoît Raoulx, maître de conférences, Habilité à Diriger des Recherches en géographie, université de Caen-Normandie (EsoCaen UMR 6590 CNRS). Co fondateur du programme interdisciplinaire Film et recherche en Sciences humaines (FRESH) qui s'intéresse aux liens entre cinéma documentaire de création et SHS (www.unicaen.fr/recherche/mrsh/fresh). Formation Atelers Varan (2000). Il est le réalisateur de plusieurs films, notamment  Traplines in Vancouver (2003) et Las Playitas (2007) (accessibles en ligne sur www.canal-u.tv).

Le film l'Encyclopédie des Migrants est un film documentaire de 69 mn réalisé par Frédéric Leterrier et Benoît Raoulx (2017). Co-production L'âge de la Tortue (Rennes) - programme Film et Recherche en Sciences Humaines (FRESH), projet de recherche conjoint à  la Maison de la Recherche en Sciences Humaines MRSH Caen et la Maison des Sciences de l'Homme de Bretagne (MSHB).

9:30 - 12:30
9 janvier 2019
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Séminaires et ateliers
Filmer la catastrophe : lieu de l'évènement, évènement du lieu

La séance sera consacrée à un film en cours de montage sur la catastrophe aérienne de la Germanwings survenue en mars 2015. Stephen Loye enquête sur la prolifération des récits que cet évènement suscite. "Un peu comme au cinéma on peut créer des montages différents d'une même histoire". Le film sera l'occasion d'interroger les étapes de l'écriture au montage, et les relations entre l'évènement et le lieu.

 

Stephen Loye mène un travail centré sur le cinéma et les problématiques qui découlent de ce médium. Issu des Ecoles d'art, il continu à pratiquer le dessin, la performance, la vidéo et l'installation. Il travaille régulièrement en binôme des anthropologue et écrivains (Patrick Romieu, Nathalie Quintane et Théo Robine-Langlois).

9:30 - 12:30
4 décembre 2018
Cycle de séminaire : 
Ouvert à tous

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