Publication Type:

Articles

Source:

Argumenta Economica Cracoviensia, Issue 6, p.13-32 (2010)

Call Number:

halshs-00751903

URL:

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00751903

Keywords:

Economies en développement

Abstract:

The onset of the crisis for Keynesian-Fordist ideas in the developed world during the second half of the seventies - combined with the realization, at the same time, that the Soviet model of development in the Eastern bloc and the Third World had failed - led to the triumph, in the eighties, of what is called monetarist (or supply-side) economic theories. These theories take as their point of departure the notion that an upswing in economic activity depends not on stimulating demand, but on stimulating supply by means of a reduction of the charges which weigh on businesses. Monetarist theory favors a strict budgetary and monetary policy, coupled with the withdrawal of the State from the productive sphere, and the limitation of its role in industrial and social relations. In the event, the application of these venerable precepts of liberal orthodoxy did not bring about a lasting restoration of prosperity in the industrialized countries. Similarly, neither in the developing countries of the South, where they were put into practice in the eighties, nor in the countries of the former Eastern bloc, where they were applied in the nineties (usually on the recommendation of the IMF) did they result in a dynamic process of growth and development. Hence, from the end of the nineties onwards, we saw a renewed debate in both economic theory and economic policy about State intervention in the economy, and about the necessity (or otherwise) of government action to get back on the track of growth and development. The main ambition of the article is to discuss the role of the State, and of the economic policy, in the process of growth and development, in the industrialized countries as well as in the developing onesL’entrée en crise du keynéso-fordisme au Nord dans la seconde moitié des années 70, combinée au constat de l’échec du modèle de développement soviétique à l’Est et au Sud à la même époque, ont induit au cours des années 80, sur le plan de la théorie et de la politique économiques, le triomphe de ce que l’on appelle l’ « Economie de l’offre ». Partant du principe que la reprise de l’activité économique passe non par la relance de la demande mais par celle de l’offre au moyen de la baisse des charges qui pèsent sur les entreprises, celle-ci préconise une politique économique (budgétaire et monétaire) stricte, doublée d’un désengagement de l’Etat de la sphère productive ainsi que d’une limitation de son rôle en matière sociale. Le fait est que l’application des ces vieux préceptes de l’orthodoxie libérale n’a pas permis de ramener durablement la prospérité dans les pays industrialisés. Dans les pays en transition de l’Est et en développement du Sud où ils ont également été mis en œuvre dès les années 80 pour les uns et 90 pour les autres -le plus souvent sur recommandation du FMI- ils n’ont également pas permis de dynamiser le processus de croissance et de développement. Aussi, assiste-t-on à partir de la fin des années 90, à une relance du débat, dans le domaine de la réflexion théorique et de la politique économique, sur l’intervention de l’Etat dans l’économie et sur la nécessité (ou pas) de l’action publique pour retrouver le chemin de la croissance et du développement. Pour traiter du rôle de l’Etat et de la politique économique dans le processus de croissance et de développement, nous retenons un plan en trois parties :Dans un premier temps, il est nécessaire de reprendre très succinctement les diverses perceptions de l’Etat par les économistes ou, plus exactement, par les grands courants de la théorie économique (marxisme exclu): classique, keynésien, et libéral.Dans un deuxième temps, on exposera le rôle de la politique économique selon les deux grandes conceptions en présence : économie keynésienne versus économie de l’offre.Dans un troisième temps, en nous basant sur l’expérience des NPI d’Asie, on s’interrogera sur les diverses formes que peut prendre l’action de l’Etat dans le processus de développement dans les pays émergents du Sud et de l’Est.

Notes:

Humanities and Social Sciences/Economies and financesJournal articles

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