Marta Pappalardo commence un post-doc sur l'étude des interactions entre les occupants et les « exploitants » des bâtiments autour de l’optimisation et de la flexibilité des équipements énergétiques

Architecte et géographe de formation, Marta Pappalardo a obtenu en 2016 un Doctorat en Aménagement de l’espace, Urbanisme à l’Université Paris Nanterre, ED 395, en cotutelle avec l’Università degli Studi di Napoli « Federico II ». Dans sa thèse, intitulée « Mériter » la ville globalisée : la production des espaces urbains en centre-ville, entre discours et pratiques micro-locales. Naples et Le Caire, elle a interrogé les pratiques discursives de domination et d’altérisation dans la production urbaine issue de la globalisation, à travers l’étude des pratiques micro-locales d’occupation du logement et de l’espace urbain, ainsi que du processus de construction et de manipulation d’une condition de subalternité métropolitaine. Sa démarche interdisciplinaire croise les approches à la ville propres à l’architecture et à l’urbanisme avec un regard socio-anthropologique. Cette méthodologie hybride et complète constitue le cœur de ses travaux de recherche, où l’observation et l’analyse architecturale et urbaine (relevés habités, cartographie, observation sensible des espaces et des pratiques) rejoint les méthodes d’enquête ethnographique qualitative (entretiens semi-directifs, balades commentées, récits de vie).

 

Marta Pappalardo rejoint aujourd'hui l'équipe Régulations de Pacte, pour travailler sur le projet IDEX ECO-SESA. L’action de recherche concernée par ce contrat postdoctoral portera sur les interactions entre les occupants et les « exploitants » des bâtiments autour de l’optimisation et de la flexibilité des équipements énergétiques. Elle éclairera les questions suivantes : est-ce que l’attitude des exploitants et gestionnaires vis-à-vis des occupants (accompagnement, répondant aux attentes de réglage, etc.) a une influence sur les pratiques de ces derniers ou sur leur acceptation des contraintes du système ? Quelles compétences relationnelles, quelles compétences techniques, quelle présence auprès des occupants les exploitants des installations doivent-ils développer ? Comment doivent-ils s’organiser pour offrir le niveau de service attendu, condition nécessaire d’une motivation des occupants pour participer à l’effort d’efficacité et de flexibilité ? La démarche de recherche s’appuiera principalement sur la sociologie des techniques et la sociologie des organisations, ainsi que la sociologie économique, dans la mesure où les activités d’exploitation et de maintenance des bâtiments sont souvent sous-traitées.



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