Audrey Borelly soutient sa thèse

Audrey Borelly soutient sa thèse

Sujet : Comment mesurer l’influence de l’information préventive sur les risques majeurs ?

L’intérêt de la mise en situation sur maquette

 

Jury :

Mme, Sandrine GLATRON
Chargée de Recherche CNRS au Laboratoire DynamE, Rapportrice
Mr, Richard LAGANIER
Professeur des universités à l’Université Paris Diderot, Rapporteur
Mme, Valérie NOVEMBER
Directrice de Recherche CNRS au Laboratoire LATTS, Examinatrice
Mr Benoit LAFON
Professeur des universités à l’Université Grenoble Alpes, Examinateur
Mme, Céline LUTOFF
Enseignante chercheuse des universités, Université Grenoble Alpes, Co-Directrice de thèse
Mme, Elise BECK Enseignante chercheuse des universités, Université Grenoble Alpes, Co-encadrante de thèse

 

Résumé :

Depuis 1987, l’information préventive sur les risques majeurs est un droit accordé aux populations. Elle est transmise sous diverses modalités : des documents règlementaires (DICRIM, brochure PPI etc.) et une variété de supports et formes d’expressions alternatives (pièces de théâtre, clips, expositions etc.). L’efficacité et l’impact de la première catégorie d’information préventive est déjà évaluée par des questionnaires réalisés auprès des populations. Cependant, ces évaluations ne permettent pas de vérifier si ces informations induisent effectivement des comportements adaptés en condition de stress que procure un évènement extrême. L’impact de la seconde catégorie d’information apparait comme très peu étudiée, alors qu’elle se caractérise par des méthodes et outils originaux, empruntés aux arts et à la pédagogie, et produisant une certaine participation des populations et l’activation du corps, des sens et des émotions. Or les sciences de la communication ont montré que la mobilisation des sens et des émotions favorise la mémorisation des messages.
Devant ce constat, cette thèse propose d’évaluer l’influence des différentes formes d’information préventive sur les comportements en situation de crise fictive, par la création et l’expérimentation d’une nouvelle méthode inspirée des arts et des jeux de rôle. Ce faisant, l’étude compare d’une part cette nouvelle méthode à celle par questionnaire, et d’autre part les modalités d’informations réglementaires aux informations alternatives. En se focalisant sur les risques d’inondation, de séisme et d’émanation de gaz toxique, cette comparaison est mise en place sur trois terrains d’étude en Isère : Grenoble, Jarrie et Saint-Egrève. En mettant les enquêtés en situation sur une maquette, en les confrontant à des dilemmes que peut faire émerger l’urgence de la crise, la thèse met en exergue des réactions qui n’apparaissent pas dans les questionnaires : des réactions réflexes, contraires aux connaissances des enquêtés, des hésitations, etc. Les apports et limites des informations préventives sont alors précisées, selon les contextes et profils sociogéographiques des enquêtés. Les résultats montrent l’intérêt de multiplier les modalités d’informations et de les adapter sur des publics particuliers en favorisant l’échange et la contextualisation de la crise.



Researchers involved: 

Ouvert à tous