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Institutional membership: 
Université Grenoble Alpes
Status: 
PhD Candidate (f)
Non permanent.e
Research areas: 
Wellbeing
Bond form
Individuation
Social bond
Sociability
Solos
Research team: 
Phone: 
0476821000
Office: 
open space doctorants

Onglet(s)

Présentation

En 40 ans, le nombre de ménages composés d’une personne est passé de 1 sur 5 à 1 sur 3 en France (chiffres INSEE). A l’échelle des autres pays occidentaux (industrialisés), l’évolution est similaire. Il semblerait donc que le mode de vie contemporain s’axe plutôt sur un habitat en solo. Mais peut-on parler d’ « un » mode de vie solo ?

 

Ces chiffres font écho à des mutations dans les parcours de vie d’ordre familiales, parentales, conjugales, professionnelles, etc. qui transforment la manière qu’ont les individus d’organiser leur existence. En effet, l’augmentation des divorces, des séparations, du nombre de familles monoparentales ou encore la mobilité professionnelle transforment les modes d’habitat, se traduisant notamment par une hausse massive des ménages solos et plus spécifiquement dans le milieu urbain : « on peut alors parler d’un mode de vie solo qui est une combinaison entre une situation d’organisation matérielle de vie dans un contexte où une personne a à sa charge toutes les contraintes fixes (loyers, charges) et y fait face essentiellement seule, et une situation subjective de vie seule dans ses dimensions représentatives (se dire seul), relativement à la manière de se projeter dans l’avenir, de se représenter ses possibilités d’action, d’imaginer sa vie en partant d’abord de soi, au moins en tant qu’adulte ».

 

Or, cette situation recouvre des réalités très hétérogènes. Si les statistiques montrent que, dans le cadre urbain au moins, la majorité des solos sont plutôt célibataires, jeunes, avec des conditions matérielles de vie confortables, les chiffres montrent par ailleurs que les profils sont en fait beaucoup plus divers en termes de situation économique, professionnelle, conjugale, parentale, etc. Ces situations donnent accès à des ressources variées (matérielle et sociales) permettant d’organiser sa vie en solo.  Et si la probabilité d’habiter seul n’est pas également distribuée dans l’espace social, les ressources nécessaires pour organiser sa vie à partir de cette caractéristique le sont encore moins.

 

A partir d’une enquête par entretiens auprès de solos aux profils divers dans 3 villes (Grenoble, Lyon et Montréal), cette thèse questionne les bifurcations, les changements et les adaptations des parcours individuels, mais aussi les linéarités et la stabilité. A travers ces évènements, il s’agit d’abord de faire un état des lieux des ressources matérielles et sociales mobilisées. Mais aussi de montrer que ces ressources, loin d’être simplement cumulables, se traduisent en capacité d’action qu’ont (ou que n’ont pas) les individus et sur lesquelles reposent le sentiment de bien-être.

Subject: 
"Le bien-être à la lumière de la notion d’individuation. Sociologie des solos dans la ville" (titre provisoire)
Dates: 
October, 2014
Supervisor(s):