ANTOINE FONTAINE

Chercheur associé - Docteur en Géographie et Aménagement du territoire
Portrait de fontaant
Affiliation : 
Université Grenoble Alpes
Statut : 
Chercheur associé
Post-Doctorant
Non permanent.e
Domaines de recherche : 
Transition énergétique
Équipe de recherche : 

Onglet(s)

Présentation

Antoine Fontaine est postdoctorant au sein de l'Université Lyon 2 et chercheur associé au laboratoire PACTE. Ses recherches portent sur la dimension spatiale du processus en cours de transition énergétique. Il s'intéresse pour cela aux trajectoires de déploiement de technologies énergétiques par l'analyse des politiques publiques qui les rendent possibles (locales, régionales, nationales, européennes) et leurs effets dans les territoires. Dans ce cadre, il a soutenu en Mai 2018 une thèse en géographie et aménagement du territoire intitulée: "De la source à la ressource: territoires, héritages et coopération autour de la valorisation de l'énergie solaire en Rhône-Alpes". Cette thèse questionnait en particulier le rôle des collectifs citoyens de production d'énergie solaire dans la transition énergétique. Il participe depuis Janvier 2019 aux travaux de l'ANR RECUPERTE sur les enjeux associés à la récupération et la valorisation de la chaleur fatale dans les réseaux de chaleur et de froid urbains.

Titre de la thèse : 
De la source à la ressource: territoires, héritages et coopération autour de la valorisation de l'énergie solaire en Rhône-Alpes
Dates : 
octobre, 2013 - mai, 2018
Directeur.s / Directrice.s : 
Directeur.s / Directrice.s extérieur.e.s : 
Alain Nadaï
Résumé de la thèse : 

La recherche s’intéresse à la construction des ressources énergétiques renouvelables et, chemin faisant, à celle de la soutenabilité de la transition énergétique dans la filiation des travaux de la nouvelle géographie des ressource (Bridge, Castree). La thèse défendue est que la ressource énergétique émerge d’un ensemble de relations construites entre une source d’énergie et une perspective de valeur qui lui est progressivement associée. Ainsi, les qualités de la ressource énergétique ne sont pas données par les caractéristiques physiques de la source d’énergie (e.g. le rayonnement solaire abondant et diffus) mais par les relations (matérielles, sociales et spatiales) qui se tissent autour de cette source pour l’associer à des matérialités (e.g. le réseau électrique, la toiture, le paysage) dans une perspective de valorisation. En cela, la soutenabilité des énergies renouvelables est présentée comme une qualité relationnelle qui émerge en même temps que se structure le « milieu associé » (Simondon) de projets photovoltaïques.

La thèse s’organise autour d’une enquête sur l’émergence de projets photovoltaïques coopératifs (i.e. les centrales villageoises), en région Rhône Alpes, qui proposent de construire la ressource solaire de manière collective et multidimensionnelle (e.g. paysage, partage de valeur), dans le contexte du début des années 2010. L’enquête montre que ces projets se nourrissent des héritages (e.g. des réseaux d’acteurs, de compétences, de visions politiques) d’un ensemble de projets énergétiques pionniers développés en Rhône-Alpes des années 1970 aux années 1990, héritages grâce auxquels ces collectifs apprennent à composer avec une politique nationale du photovoltaïque qui leur est peu favorable. Leur contribution à la construction de ressources solaires soutenables repose sur la capacité de ces collectifs à constamment s’adapter pour dépasser les épreuves qu’ils rencontrent.