Portrait de brandc
Affiliation : 
Centre national de la recherche scientifique
Statut : 
Chercheur associé
Post-Doctorante
Non permanent.e
Domaines de recherche : 
Alimentation
Politiques de l'alimentation
Équipe de recherche : 
Adresse : 
1030 rue des Résidences 38400 Saint-Martin-d'Hères

Onglet(s)

Présentation

Spécialiste des systèmes et politiques alimentaires territoriales, Caroline Brand est actuellement post-doctorante CNRS au sein du projet de recherche BIOLOREC. Elle est en charge de la co-coordination du projet avec Hélène Caune et de la réalisation d'une enquête qualitative sur les changements des politiques de restauration collective dans le contexte des territoires ruraux.

Elle fait partie de la communauté internationale de chercheurs et de praticiens de l’Urban Food Planning et est membre du bureau du groupe « sustainable food planning » de l’Association of European Schools of Planning (AESOP).  

En doctorat à l’UMR 5194 Pacte, elle a travaillé sur l’émergence de la question alimentaire à l’agenda de l’aménagement du territoire et les reconfigurations hybrides qu’elle génère dans l’action territoriale et les mécanismes de gouvernance dans les régions urbaines de Lyon et de Turin en Italie. Depuis, elle a développé des activités de recherche sur les systèmes et politiques alimentaires territoriales au sein de la Chaire Unesco en Alimentations du Monde de Montpellier et du programme de recherche PSDR 4 FoRmes Urbaines et Gouvernance Alimentaire au sein de l’UMR Pacte.

Elle s’inscrit dans une démarche de recherche-action. A ce titre, elle a été sollicitée par les autorités locales françaises et les a accompagnées dans leurs réflexions à travers la conduite de formations professionnelles, l’animation d’ateliers et la réalisation d’interventions. Plus particulièrement, en qualité d’expert local, elle a accompagné la Ville de Lyon et ses partenaires engagés dans le programme européen URBACT « sustainable food in urban communities » (2013-2015) qui a conduit à la formulation d’une feuille de route, inédite en France, pour une politique alimentaire territoriale faisant le lien entre problématiques du système alimentaire et problématiques d’aménagement rencontrées par la région urbaine lyonnaise.

 

Titre de la thèse : 
Alimentation et Métropolisation. Repenser le territoire à l’aune d’une problématique vitale oubliée
Dates : 
octobre, 2009 - décembre, 2015
Directeur.s / Directrice.s extérieur.e.s : 
Martin Vanier
Résumé de la thèse : 

 

Nourrir les territoires des sociétés urbaines ?

Fait alimentaire et fait urbain sont aujourd’hui au cœur d’un faisceau de relations mais aussi de tensions et de contradictions. Paradoxalement, ils n’étaient plus appréhendés et gérés conjointement. Cette thèse vise à saisir la façon dont l’alimentation peut constituer un prisme au travers duquel le territoire, pris dans le processus de métropolisation, peut être lu mais aussi pensé et géré.

 

Une première partie s’intéresse à l’état des liens entre fait alimentaire et fait urbain dans les territoires et aux potentiels intérêts d’un croisement entre les deux systèmes dans un contexte de reterritorialisation du fait alimentaire et de métropolisation du fait urbain. A travers une analyse de la rythmique des croisements successifs entre ces deux systèmes et de leurs évolutions, nous montrons comment le processus de reterritorialisation du fait alimentaire peut être le support d’une pensée revisitant conjointement les problématiques du système alimentaire et territorial.

 

Une deuxième partie s’attache à l’analyse du  traitement des liens entre fait alimentaire et fait urbain à partir du constat d’un défaut d’appréhension du caractère vital et d’approche globale du fait alimentaire. Celui-ci n’est pas saisi comme un champ d’action en soi. Il est formulé partiellement et de façon éclatée. L’appréhension par les territoires du fait alimentaire comme problématique publique transversale est néanmoins en cours. En France, le prisme dominant d’appréhension est celui de l’action agricole qui évolue vers l’agri-alimentaire. A Lyon, l’arrivée du programme Urbact a permis d’engager les prémices d’une ambition stratégique métropolitaine maillant problématiques alimentaires (accessibilité, qualité, durabilité) et territoriales (gestion de l’agriculture urbaine et périurbaine, logistique territoriale, renouvellement urbain, tissu commercial, action sociale, gestion des espaces publics, développement touristique, développement économique, etc.). Le saisissement et la structuration d’une réflexion ou d’une action territoriale autour de l’alimentation sont caractérisés par une transaction territoriale. Un champ d’action territorial hybride émerge à partir de la constitution d’un fil rouge et de la mise en place d’interactions entre acteurs, thématiques, échelles d’action et espaces autour du fait alimentaire.

 

Ces perspectives nouvelles peuvent permettre de penser la production et l’organisation des régions urbaines en devenir en révélant l’opportunité du fait alimentaire pour une approche transversale des problématiques d’aménagement, de développement, de gouvernance et éventuellement de construction métropolitaine

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