Chloe Berut

Docteure en science politique
Portrait de berutc
Affiliation : 
Sciences Po Grenoble
Statut : 
Chercheuse associée
Non permanent.e
Domaines de recherche : 
Action publique
Équipe de recherche : 

Onglet(s)

Présentation

Après l'obtention d'un doctorat en science politique (2015-2020, Université Grenoble Alpes, Sciences Po Grenoble), j'ai commencé en janvier 2021 un post-doctorat au Ministère de la Santé sur l'évaluation de la Stratégie Nationale de Santé 2018-2022. Ce post-doctorat est réalisé en partenariat avec le laboratoire Printemps et sous la direction de Patrick Hassenteufel. Les thématiques de recherche portent sur la prise en compte des usagers dans la formulation de la stratégie ('démocratie en santé') et sur le choix des instruments pour répondre au problème des inégalités sociales et territoriales de santé.

Durant ma thèse, j'ai également travaillé sur les politiques de santé, plus précisément sur la question de l'européanisation de ces politiques dans le cas de la santé électronique ('e-santé). J'ai dans ce cadre mené une recherche qualitative et comparative dans trois pays : la France, l'Autriche et l'Irlande. 

J'ai également dispensé plusieurs enseignements à Sciences Po Grenoble, notamment durant les deux années que j'ai effectuées en tant qu'Attachée Temporaire d'Enseignement et de Recherche : Droit et politique publique, Politique publique en Europe, Introduction à la Sociologie politique

 

Titre de la thèse : 
Mécanique d’une influence : les usages sélectifs de l’Union européenne dans les politiques nationales d’e-santé
Dates : 
octobre, 2015 - décembre, 2020
Directeur.s / Directrice.s : 
Résumé de la thèse : 

L’objectif de cette thèse en science politique est d’analyser l’influence de l’Union européenne (UE) sur les politiques de santé électronique nationales, autrement appelées ‘politiques d’e-santé’. En effet, depuis plusieurs années, l’UE développe des instruments visant à favoriser l’introduction des technologies de l’information et de la communication dans l’organisation des soins, bien qu’elle ne dispose pas de compétences dans ce domaine. L’argument central de cette recherche est que les usages sélectifs et stratégiques des instruments européens sont le vecteur principal de l’Européanisation des politiques publiques nationales. Cette hypothèse est testée à l’aide d’une analyse comparative de trois cas : les politiques d’e-santé en France, en Autriche et en Irlande.
Au travers des usages, l’Union européenne est susceptible d’affecter directement le contenu des politiques publiques, les jeux de pouvoirs des acteurs politiques et institutionnels, ou encore la hiérarchisation des problèmes de politique publique. Cette thèse montre que trois éléments sont nécessaires pour créer des conditions favorables au développement de multiples usages de l’UE : l’existence d’un intérêt des acteurs à puiser au sein de ressources externes au niveau national, une relation positive à l’Union européenne et une structure suffisamment diversifiée des instruments européens. Si ces conditions sont remplies, l’influence de l’Union européenne peut se manifester à tous les stades de développement de la politique publique. Pour prendre en compte cette diversité empirique des usages, un modèle d’analyse des politiques publiques basé sur la théorie des courants multiples est proposé. Ce modèle permet de caractériser précisément l’influence causale de l’Union européenne dans les processus de construction des politiques publiques nationales.