Portrait de labiadhi
Affiliation : 
Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives
Statut : 
Chercheuse associée
Non permanent.e
Domaines de recherche : 
Géographie territoriale
Dynamique des marges
Mutation et recomposition spatiale
Transfert Nord-Sud des modèles
Équipe de recherche : 

Onglet(s)

Présentation

Agronome/géographe de formation, je suis spécialisée depuis quatre ans dans les questions d'aménagement du territoire et de développement local et territorial avec une focale particulière sur leur application dans les espaces ruraux et marginalisés.   

J'ai consacré mon mémoire de Master à l'analyse de l'économie territoriale et de l'intérêt de développement territorial pour les zones difficiles à faibles potentialités naturelles et à fortes contraintes socio-économiques. Ma thèse de doctorat s'insère dans la continuité de cette problématique et possède une entrée par la question de la transférabilité des modèles de développement conçus et développés dans le Nord vers les pays du Sud. Le travail porte sur le modèle de développement territorial et analyse des expériences de terrain dans des zones difficiles tunisiennes pour saisir l’inscription locale des normes et des modes de faire du développement territorial dans le contexte tunisien.

La trame de mes réflexions stipule la nécessité d'une construction locale de tout modèle de développement. Ainsi, pour être réellement opérationnel, tout programme ou projet de développement, doit être construit au regard de la réalité des sociétés locales et de leur capacité à l’appréhender et à le prendre en charge. En Tunisie, le développement territorial a toutes ses chances pour réussir à condition d’une plus grande reconnaissance et implication des territoires et des collectivités locales dans le fait du développement. A cet effet, le processus de transition démocratique, survenu suite à la révolution de 2011 représente une opportunité  historique à saisir pour repenser le statut du territoire et renforcer l’autonomie des acteurs locaux, à travers l’ouverture en particulier du grand chantier de la décentralisation et la recomposition en profondeur de l’action publique et des processus de développement territorial activés par les collectivités ou les habitants.

Après mon doctorat, je souhaite continuer dans cet axe et aller plus loin dans l'étude de l'inscription locale du développement. Aussi, je commence à développer un intérêt particulier pour l'appréhension du trio transition/mutation/développement par les sciences du territoire. Comment les territoires se construisent sur des bases mouvantes? Comment leurs différentes dimensions (sociale, économique, naturelle, politique, historique..) subissent des mutations constantes plus ou moins brusques, radicales, et qui peuvent être à des degrés différents pensées et maîtrisées par les acteurs. Ces mutations ne sont pas sans influencer la trajectoire du développement et ses composantes (ressources, acteurs, institutions, gouvernance, marchés, etc.) ? Voici quelques unes des questions qui alimenteront mon projet de recherche dans les années à venir.

Dernières actualités :