Portrait de riegelj
Affiliation : 
Université Grenoble Alpes
Statut : 
Post-Doctorante
Non permanent.e
Domaines de recherche : 
Socio-anthropologie
Équipe de recherche : 

Onglet(s)

Présentation

Dans une approche de socio-anthropologie ancrée dans des enquêtes empiriques et comparatives, je travaille actuellement sur les transitions (agro)écologiques "par le bas", leurs enjeux socio-environnementaux et leur portée politique.

 

Depuis 2019 je m'intéresse aux initiatives de réappropriation de la mort des animaux d'élevage par le biais d'outils d'abattage conçus et auto-gérés par des collectifs paysans sous des formes variables : abattoirs mobiles inédits en cours de conception, abattoirs fixes repris par des éleveur.ses du territoire. En postulant qu'il s'agit de communs émergents, j'étudie les processus coopératifs qui se déploient dans le faire ensemble, et la traduction concrète des aspirations éthiques et des valeurs non marchandes mises en récit dans ces initiatives. Je mobile également le concept de verrouillage socio-technique du système d'abattage industriel dominant, en analysant comment les abattoirs paysans s'y confrontent et renouvellent les normes qu'il véhicule.

Mon premier terrain (2019-2021) a porté sur la conception d'un abattoir mobile dans le Luberon, en partenariat de recherche-action avec la Confédération paysanne Région PACA.

Mon second terrain, en posture de recherche participative, concerne des abattoirs fixes repris par des éleveur.ses qui ont pris pied sur la chaîne d'abattage depuis plusieurs années. Cette recherche postdoctorale s'inscrit dans le projet INFRANIMALS (lauréat du dispositif IRGA, financement Idex) mis en oeuvre en collaboration avec Yvan Renou (économiste/PACTE), Coralie Mounet (géographe/PACTE), Caroline Brand (géographie/ISARA) et Alberto Campi (photographe/collectif We Report), Ambre Chartier (stage master AgroParisTech).

 

Mes travaux précédents ont porté sur les politiques de conservation de la nature et les dispositifs de gestion "participative" initiés par les administrations et/ou les ONG. En master II, j'ai travaillé sur la conflictualité entre maintien d'un pastoralisme transhumant et protection du Parc du W du Niger, dans un contexte de raréfaction croissante des ressources fourragères en saison sèche. En thèse, je me suis intéressée aux dispositifs transnationaux de gestion participative des aires marines protégées diffusés par les ONG vertes au Sénégal, et à la réception/requalfication des normes d'utilisation durable des mangroves à différentes échelles. Lors d'un premier postdoctorat, j'ai ensuite exploré les processus de concertation liés à la gestion territoriale des bassins versants en France, et analysé leurs effets sur les projets d'aménagement et de restauration écologique, et sur la démocratie locale.

 

Actualités : vidéo de restitution de la recherche-action sur l'abattoir mobile du Luberon, avec facilitation graphique :

https://www.youtube.com/watch?v=cBzHwsajqdM