Portrait de devillal
Affiliation : 
Université Grenoble Alpes
Statut : 
Doctorant
Non permanent.e
Domaines de recherche : 
sociologie des organisations
sociologie des techniques
Équipe de recherche : 

Onglet(s)

Présentation

Après un diplôme d'ingénieur en traitement du signal et des données obtenu à Phelma en 2019 (Grenoble-INP, filière SICOM), lequel m'a initié aux techniques de l'intelligence artificielle, j'ai continué à m'intéresser à ce domaine tout au long du master de Logique, Histoire et Philosophie des Sciences et des Techniques à l'Université Lyon 3, sur un plan plus réflexif. Mon mémoire y a porté sur la notion d'explicabilité en IA.

Ma thèse, intitulée Usages de l'intelligence artificielle dans les systèmes techniques complexes : enjeux organisationnels, politiques et éthiques, poursuit dans cette voie réflexive, mais cette fois-ci du point de vue sociologique et éthique. Je m'intéresse aux pratiques de conception et d'usage de l'IA dans le milieu industriel plus particulièrement. Elle a débuté en septembre 2021 sous la direction de Thomas Reverdy et de Thierry Ménissier.

Titre de la thèse : 
Usages de l'intelligence artificielle dans les systèmes techniques complexes : enjeux organisationnels, sociaux, politiques et éthiques
Directeur.s / Directrice.s : 
Directeur.s / Directrice.s extérieur.e.s : 
Thierry Ménissier
Résumé de la thèse : 

Avec l'augmentation des capacités de calcul et de collecte de données, l'intelligence artificielle connait actuellement un important engouement dans des domaines variés d'application. Les concepteurs de systèmes techniques aussi diversifiés que les automobiles, les trains, les équipements ménagers, les procédés industriels, s'interrogent sur les usages possibles de ces algorithmes pour répondre à des exigences en matière d'automatisation et de maintenance. La possibilité d'intégrer des capacités d'apprentissage dans des composants électroniques autonomes ouvrirait de nouvelles potentialités d'automatisation décentralisée, lesquelles ne seraient pas sans incidence sur les activités humaines en relation avec ces systèmes techniques. Le projet de recherche s'inscrit en sociologie des techniques et cherchera à investiguer les ambitions techniques et sociétales des promoteurs de ces technologies et les représentations des usages potentiels. Il souhaite caractériser ces technologies en rapport avec les débats contemporains sur la place croissante des algorithmes d'apprentissage et les inquiétudes qu'ils peuvent provoquer. Il identifiera les transformations du travail, des compétences et des organisations qui pourraient être associées à leur diffusion mais aussi les dynamiques d'appropriation de ces technologies, de résistance ou d'acceptation au regard des enjeux de fiabilité et de confiance dans la technologie, et des risques d'intensification du contrôle des activités. Le projet a pour ambition de provoquer un dialogue entre la sociologie des techniques et la philosophie appliquée. Il s'agira de mettre en évidence les raisonnements qui permettent de qualifier sur le plan éthique et politique les situations nouvelles créées par la diffusion de ces technologies. Par exemple, comment pourra-t-on répartir les responsabilités en cas de défaillance de systèmes sociotechniques, alors que l'intelligence artificielle est impliquée ? Cette thèse sera l'occasion d'animer des débats avec les concepteurs de cette nouvelle technologie, sur son utilisation et ses effets sociétaux.