MARINA SOUBIROU

Postdoctorante (Chaire ISDéT - UQAR)
Portrait de soubirom
Affiliation : 
Autre
Statut : 
Chercheuse associée
Non permanent.e
Domaines de recherche : 
Développement soutenable
Géographie économique
Innovation sociale
trajectoire socio-écologique
Transition
Équipe de recherche : 

Onglet(s)

Présentation

Diplômée de Sciences Po Toulouse en coopération internationale et développement économique, puis de l’Université du Maine en géographie sociale et aménagement du territoire, j’ai mené une carrière professionnelle éclectique tournée vers les enjeux de développement et de soutenabilité, tant dans les sphères privées, associatives que publiques.

 

Mon travail de thèse - pluridisciplinaire - a porté sur l'engagement solidaire des entrepreneurs au sein de dynamiques de développement territorial soutenable en Val de Suse (Italie), sous la direction de Nicolas Buclet (UMR PACTE) et Pierre Judet (UMR LAHRHA). Il a été financé par le Laboratoire d'Excellence Innovations et Territoires de Montagne.

 

Je suis aujourd'hui postdoctorante au sein de la Chaire de recherche du Canada en innovation sociale et développement des territoires (UQAR), m'intéressant sous la supervision du Pr.Marco Alberio à l'adaptation aux changements globaux de pêcheries autochtones dans l'Est du Québec. Le projet global dans lequel s’inscrit ce postdoctorat, financé par le Réseau Québec Maritime (RQM), a pour objectif d’acquérir grâce à une collaboration intersectorielle et interdisciplinaire (biologie, sociologie, géographie économique etc.) des connaissances solides sur la vulnérabilité aux changements globaux des populations de crevettes nordiques présentes le long de la côte Est du Canada, ainsi que d'analyser les enjeux socio-économiques afférents dans les communautés humaines exploitant cette ressource. Cette recherche vise ainsi à caractériser les modes d'adaptation aux changements globaux de la pêcherie à la crevette nordique et des communautés la pratiquant dans l'Est du Québec.

 

Cursus universitaire :

  • Diplôme de l'Institut d'Études Politiques de Toulouse – Développement économique et coopération internationale – 2011.
  • Master 2 Géographie et Aménagement de l'Université du Maine – Géographie sociale et politiques territoriales de développement durable – 2013.
  • Doctorat en Aménagement de l'espace - Urbanisme de la Communauté Université Grenoble Alpes - 2018.

 

Langues parlées :

  • Anglais, italien et créole seychellois – pratique professionnelle, niveau expérimenté (C2).
  • Allemand – pratique occasionnelle, niveau intermédiaire (B2).
Titre de la thèse : 
L’engagement solidaire des entrepreneurs du peuple No TAV bas-valsusain : analyse pragmatique d’un processus d’innovation sociale soutenable
Dates : 
octobre, 2014 - juin, 2018
Directeur.s / Directrice.s : 
Directeur.s / Directrice.s extérieur.e.s : 
Pierre Judet (LAHRHA)
Résumé de la thèse : 

 

Doctorat en urbanisme mention aménagement, sous la direction de Nicolas BUCLET et le co-encadrement de Pierre JUDET (LARHRA).

2014-2017 – Titulaire d'une allocation doctorale de recherche du Laboratoire d'Excellence Innovation et Territoires de Montagne (LabEx ITEM).

Soutenue publiquement le 26 juin 2018 à l'Institut d'Urbanisme et de Géographie Alpine - 14, Avenue Marie Reynoard, 38100 Grenoble.

 

Résumé :

Une transition globale vers la soutenabilité est un défi urgent dans un contexte actuel de dégradation rapide de la biosphère et d’accroissement des inégalités socio-économiques qui génèrent de multiples vulnérabilités. Des enquêtes qualitatives et quantitatives ont montré que des principes et des valeurs soutenables semblent émerger à l’échelle mondiale. Dans le même temps, divers mouvements sociaux revendiquent une telle transition. Le mouvement No TAV, dans la partie inférieure de la vallée de Suse en Italie, en est un exemple. Depuis les années 1990, cette zone est le théâtre d’un conflit opposant les habitants à l’Etat italien autour d’un projet de tunnel ferroviaire de 54 km sous les Alpes, reliant la vallée de Suse à la vallée française de la Maurienne. En rejetant fortement ce projet et en participant collectivement à de nombreux mouvements de résistance, les Bas-Valsusains ont progressivement donné naissance à une communauté territorialisée. Les membres sont liés par de forts liens de co-obligation et semblent partager un ensemble de principes et de valeurs soutenables. Dans cette thèse, nous interrogeons l’impact de ce contexte très particulier sur l’engagement des petits et moyens entrepreneurs locaux en faveur d’un développement soutenable à l’échelle de leur territoire. Pour ce faire, nous mettons en œuvre une démarche pragmatique, attentive à l’auto-réflexivité des acteurs.

La participation à une communauté territorialisée soutenable favorise-t-elle l’engagement solidaire des entrepreneurs – en tant que tels – en faveur d’un développement soutenable ? La première partie de cette thèse interroge la pertinence et les conditions nécessaires à la mise en œuvre d’un développement soutenable. Nous y proposons la notion de communauté territorialisée, articulant le principe politique de commun et la notion de territoire. La seconde partie a pour objet la caractérisation de la communauté territorialisée bas-valsusaine. Nous y questionnons son ancrage spatial, ses principes et valeurs, ainsi que la trajectoire à travers laquelle elle a émergé. Cette communauté s’est cristallisée à travers plusieurs décennies de luttes, Elle est ancrée dans la partie basse de la vallée entre les villages d’Exilles et d’Avigliana et ses membres semblent partager des principes et valeurs soutenables. Enfin, la troisième et dernière partie de cette thèse caractérise un processus d’innovation sociale à travers lequel a émergé et s’est diffusé en basse vallée de Suse un engagement solidaire des entrepreneurs en faveur d’un développement soutenable.

 

Abstract:

A global transition towards sustainability is a pressing challenge in the current context of fast degradation of the biosphere and of rising socio-economic inequalities which generate multiple vulnerabilities. Qualitative and quantitative surveys have shown that sustainable principles and values appears to be emerging on a global scale. Various social movements have laid claim to such a transition. The No TAV  movement in the lower part of the Susa valley in Italy is an example. Since the 1990’s, this area has been the scene of a territorial conflict pitting the local inhabitants against the Italian state on a 54km long railway tunnel project under the Alps, linking the Susa Valley to the French Maurienne Valley. By strongly rejecting this project and collective participation in numerous resistance movements, the Low-Valsusans have gradually become a territorialized community who’s members are linked by strong bonds of co-obligation to each other and seem to share a set of sustainable principles and values. In this thesis, we question the impact of this very peculiar context on the local small and medium entrepreneurs’ involvement into the sustainable development of their territory, trying to find out whether it influences their activities. We have conducted our investigation in a pragmatic style, paying attention to the actors’ self-reflexivity.

Does the participation to a sustainable territorialized community favor the involvement of the entrepreneurs into a solidarity economy oriented towards a sustainable development? The first part of this thesis questions the relevance and the conditions necessary for the implementation of a sustainable development. We propose the notion of territorialized community, articulating the political principle of the common and the notion of territory. The second part deals with the characterization of the Low-Valsusan territorialized community. We question its spatial anchoring, its principles and values, as well as the trajectory through which it emerged. This community has crystallized through several decades of struggles. It is anchored in the lower part of the valley between the villages of Exilles and Avigliana and its members seem to share sustainable principles and values. Finally, the third part of this thesis characterizes a process of social innovation through which a solidarity involvement of the local entrepreneurs in favor of a sustainable development has emerged and spread in the lower Susa Valley.