Portrait de soubeyro
Affiliation : 
Université Grenoble Alpes
Statut : 
Professeur émérite
Permanent.e
Domaines de recherche : 
territorialté
Équipe de recherche : 
Téléphone : 
0476822068
Adresse : 
Cité des Territoires 14 av. M. Reynoard 38100 GRENOBLE

Onglet(s)

Présentation

Après avoir été professeur à l’Institut d’Urbanisme de l’Université de Montréal (1978-89), puis au département de géographie de l’Université de Pau,  je suis ,depuis 2001, professeur de géographie et d’aménagement à l’Institut d’Urbanisme et de Géographie Alpine de l’Université de Grenoble-Alpes et membre du laboratoire Cnrs PACTE, en particulier de l’équipe « Environnements » .

Mes travaux portent sur l’évolution de la pensée aménagiste et géographique, sur les théories de la planification confrontées  à l’émergence de la question environnementale et ses déclinaisons contemporaines successives (impacts, risques, développement durable, adaptation au changement climatique, anthropocène). Derniers livres publiés : Pensée aménagiste et improvisation (2014),  et, avec Vincent Berdoulay : Aménager pour s’adapter au changement climatique, un rapport à la nature à reconstruire ? (2016).

L’enjeu central de mes recherches est de savoir comment la question environnementale, au moins depuis la période coloniale, continue à courber les conceptions et pratiques de de l’aménagement. La richesse du questionnement vient notamment du statut ambivalent de la question environnementale face à une pensée aménagiste structurée par la modernité : être à la fois une de ses sources (l’hygiénisme) mais aussi son talon d’Achille (ce que nous vivons aujourd’hui), mais aussi sa condition d’efficacité (au prix de l’amnésie de la question environnementale mais que nous révèle aujourd’hui en partie l’Histoire Environnementale adossée à un intérêt renouvelé de la pensée écologique)

Mes recherches actuelles et futures se concentreront sur la façon dont pourrait se construire aujourd’hui une pensée de l’action en aménagement, toujours sous le coup de la question environnementale et de l’adaptation au changement climatique (portée à son paroxysme avec la notion discutée d’antrhopocène).  Ceux mêmes  qui étaient habitués à contrôler  et ordonner se voient basculer dans un monde d’imprévisibilité et de conséquences non-intentionnelles de l’action. Deux perspectives se dessinent alors : le cadrage sécuritaire de l’adaptation d’une part , l’improvisation comme discipline de l’action d’autre part.

 Je souhaite participer à les travailler comme des systèmes de pensée radicalement opposés. Certaines utopies concrètes , historiques  comme actuelles, pourraient d’ailleurs alimenter la réflexion. Mais le cadrage sécuritaire et sa pensée de l’action d’une part et d’autre part l’improvisation et son système d’idée, pourraient devenir miscibles.  D’où l’urgence et l’intérêt de les travailler et de les équiper pour mieux en cerner les enjeux et les séparer . Vaste programmme !