RESTEP - Réseau transatlantique sur l’Europe politique

Présentation et objectifs

Basé à l’Université de Montréal et soutenu par le Programme Erasmus+ (Réseau Jean Monnet 2017-2020), le Réseau transatlantique sur l’Europe politique (RESTEP) a pour ambition de créer un espace de réflexion sur la politisation de l’Union européenne. Il rassemble vingt professeur-e-s de neuf institutions, au Canada et en Europe : Université de Montréal, McGill University, Université Catholique de Louvain, Sciences Po Grenoble, Sciences Po Bordeaux, Université Saint-Louis-Bruxelles, University of Warwick, Central European University, University of Liverpool, Universidade de Lisboa.

La mission principale du RESTEP est de favoriser la co-production de connaissances entre universitaires, praticiens et société civile. Sur une durée de trois ans, le réseau propose des activités de réseautage, de formation et de rayonnement, dont les principaux résultats escomptés sont :

  • la constitution d’une équipe transatlantique de recherche ;
  • la formation conjointe d’une nouvelle génération de leaders sur cette question ;
  • l’accroissement des interactions entre chercheurs et décideurs permettant l’analyse rigoureuse des principaux effets de la politisation au sein des institutions européennes, des principaux acteurs politiques et des citoyens.

Ultimement, le RESTEP vise l’identification et le partage de pistes de solution aux défis posés à la légitimité de l’UE.

 

 

Axes de travail

Le RESTEP s’articule autour de trois grands axes :

  1. LA POLITISATION DES INSTITUTIONS MAJORITAIRES
    La Commission, la Cour de justice et la Banque centrale européenne sont des institutions non majoritaires, c’est-à-dire qu’elles usent de leur expertise technocratique et juridique dans l’intérêt collectif. Les observateurs notent toutefois une politisation croissante de ces institutions. Quelles sont les conséquences de la politisation de ces institutions?
  2. LA POLITISATION DES INSTITUTIONS REPRÉSENTATIVES
    Contrairement à la Commission ou à la BCE, le Conseil de l’UE et le Parlement européen sont des institutions ouvertement politiques. L’extension du vote à la majorité qualifiée au Conseil a toutefois encouragé la formation de majorités d’États-membres, alors qu’on observe au Parlement une cohésion de plus en plus grande des partis politiques. En lien avec la politisation de ces deux institutions, il faut noter le rôle croissant des groupes d’intérêt et des médias. Par conséquent, les institutions représentatives sont-elles sujettes à un niveau de conflictualité plus élevé que par le passé ?
  3. LE RAPPORT DES CITOYENS À LA POLITIQUE EUROPÉENNE
    La tenue de référendums semble être devenue le principal obstacle à la construction européenne alors que l’Europe est un enjeu clivant dans un nombre croissant de campagnes électorales nationales. Pourtant, on connaît encore mal les représentations ordinaires des citoyens susceptibles d’informer leur rapport à la politique européenne. La politisation de l’enjeu européen contribue-t-elle à structurer les attitudes individuelles envers l’intégration ?

 

 

Activités

Pour poursuivre ces objectifs, le RESTEP se décline en plusieurs activités et rendez-vous : des activités et rendez-vous de diffusion, de discussion et de formation.

Le RESTEP a ainsi organisé :

  • une conférence de lancement à l'université de Montréal en décembre 2017, 
  • un séminaire de travail conjoint entre chercheurs et professionnels des institutions, think tanks et lobbies européens à Bordeaux en avril 2018, 
  • deux journées de formation aux méthodes de réalisation et d'analyse des focus-groups à Grenoble en décembre 2018, 
  • deux grandes conférences ouvertes au grand public de discussion avec des parlementaires européens et candidats aux élections européennes à Grenoble et Lisbonne au printemps 2019, 
  • un seminaire de recherche auquel était conviés des membres des institutions européennes à Montréal en août 2019,
  • deux journées de formation au traitement des méthodes qualitatives sous R en octobre 2019 à Louvain-la-neuve.



Contact : 
Céline Belot
Participant.e.s du laboratoire : 

Chloé Alexandre

Céline Belot

Chloé Berut

Hélène Caune

Tristan Guerra

Sabine Saurugger


Responsable du projet à Pacte :

Portrait de belotc CÉLINE BELOT

Céline Belot est Chargée de recherche au laboratoire Pacte et enseignante à Sciences-Po Grenoble depuis octobre 2003. Elle a également enseigné et poursuivi des recherches aux... plus