Portrait de finezj
Affiliation : 
Université Grenoble Alpes
Statut : 
Maître de conférences
Domaines de recherche : 
Sociologie économique
Équipe de recherche : 
Téléphone : 
0476825403
Bureau : 
E203
Adresse : 
1251 avenue centrale 38400 ST MDH

Onglet(s)

Présentation

Depuis le 1er septembre 2017, Jean Finez est Maître de conférences au sein du département de sociologie de l’Université Grenoble Alpes et rattaché à l’équipe Régulations de PACTE. Sa thèse de sociologie, soutenue en 2015 à l’Université Lille 1, était consacrée aux processus d’institutionnalisation et de régulation de l’économie ferroviaire en France aux XIXe et XXe siècles. Un des axes centraux de l’analyse portait sur les systèmes de tarification. Il a prolongé ses travaux sur les chemins de fer à l’occasion d’un séjour au Max-Planck Institute for the Study of Societies à Cologne, puis a mené une enquête sur la logistique à l’Ifsttar (Institut français des sciences et technologies des transports, de l'aménagement et des réseaux).

Aujourd’hui, ses recherches portent principalement sur la sociologie des marchés et des prix, notamment au travers du rôle des technologies dans les processus de valorisation économique. C’est dans cette optique que Jean a récemment commencé à s’intéresser à l’économie de la sexualité sur Internet, dans le cadre d’un projet de recherche avec Pierre Brasseur (Université Lille 1, Clersé). Cette recherche, pour l'instant à un stade exploratoire, porte sur le webcaming, une activité consistant à produire un spectacle érotique ou pornographique sur des plateformes web contre une rétribution financière.

Jean est membre du bureau du réseau thématique « sociologie économique » (RT12) de l’AFS et l’un des initiateurs du réseau de recherche interdisciplinaire FERINTER, consacré à l’étude des chemins de fer.

Titre de la thèse : 
Pratiques économiques et pensées du changement dans un service public marchand. Une sociologie des chemins de fer français aux XIXe et XXe siècles
Dates : 
novembre, 2015
Directeur.s / Directrice.s extérieur.e.s : 
Marnix Dressen, Bernard Convert
Résumé de la thèse : 

A partir d’un matériau composé d’archives, d’ouvrages spécialisés, de littérature grise et d’entretiens, cette thèse explore les transformations des manières de faire et de concevoir l’économie ferroviaire en France. Notre analyse socio-historique met au jour les recompositions de la politique du rail et l’évolution des logiques de gestion des compagnies ferroviaires sur le moyen et le long terme. Tandis que, dans les années 1820-1830, le développement des chemins de fer est laissé à l’initiative des entrepreneurs privés, la seconde moitié du XIXe siècle est marquée par un engagement progressif de l’Etat dans le secteur, qui finance et encadre l’exploitation de vastes réseaux organisés en monopoles régionaux. La nationalisation des chemins de fer en 1938 et la politique de planification des transports de la période d’après-guerre constituent l’apogée de ce processus d’étatisation. Le dernier demi-siècle se caractérise au contraire par une érosion de la conception traditionnelle du service public et par une intensification de la régulation marchande, dont la récente libéralisation du rail et la nouvelle politique commerciale de la SNCF sont les signes les plus manifestes. Les transformations du rail renvoient à l’évolution des catégories de pensée et d’action dominantes au sein du champ politico-administratif, aux rapports de force sociaux dans les entreprises ferroviaires, ainsi qu’aux propriétés matérielles des chemins de fer en comparaison de celles des autres techniques de transport existantes. Ensemble, ces trois dimensions définissent l’espace des possibles et des probables de l’économie ferroviaire.

 

Economic Practices and Thoughts of Change in a Commercial Public Service: A Sociology of the French Railways in the 19th and 20th Centuries

Abstract. Based on a material composed of archives, specialized books, grey literature and interviews, this thesis explores the transformations of the process of making and thinking the railway economy in France. Our socio-historical analysis reveals the rearrangements of the rail policy and the evolution of the company’s management strategy in the medium and the long term. While during the 1820’s-1830’s the growth of railways is left to the discretion of private entrepreneurs,  starting from the mid-19th century the state controls the sector, financing the expanding of the network and strongly shaping large regional monopolies. The nationalisation of the French railways in 1938 and the transport planning policy after World War II represent the climax of the state control. The last half-century challenges the traditional definition of public service in the sector and gives rise to a more market-oriented regulation, symbolised by the opening to competition of the railway market and the new trade policy of the state-owned company SNCF. Changes in the sector are driven by the transformation of mindsets and practices within the “state field”, the balance of power in the rail companies, as well as the material properties and benefits of railways as compared to other existing means of transport. These three dimensions altogether define the space for possible and probable of the rail economy.